L’abattoir toujours fermé

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“Nous avons projeté la construction d’un nouvel abattoir en 2002, mais nous avons buté sur un problème récurrent de choix de terrains. Là où nous envisageons de l’implanter, nous recevrons des protestations des riverains et pour ne pas perdre l’enveloppe de 2.000.000,00 DA qui a été allouée à cet effet, nous l’avons construit dans l’enceinte du parc communal en lui donnant l’appellation de local communal”, avons-nous appris du responsable de la municipalité qui enchaîna : “Ce local dont les travaux ont été achevés à la fin de l’exercice 2004 est doté de toutes les commodités (faïence, eau, électricité). Nous avons décidé de laisser le soin à la prochaine assemblée élu qui en décidera de son sort, si elle doit le garder comme local communal ou sera destiné à sa vocation initiale comme abattoir”. En effet la vague de fermeture des abattoirs dans la wilaya de Béjaïa en 2001 par la commission d’hygiène pour non-conformité aux normes d’hygiène, a emporté dans son sillage celui de la commune de Béni Maouche et les bouchers de la localité n’ont d’autres choix que d’aller dans des communes qui sont pourvues d’une telle infrastructure pour immoler leurs bêtes. Mr Timsi Mouloud en était la première victime. Boucher de son état, à cette époque, il avait pris en location l’abattoir de cette ville où il a rencontré moult déboires depuis que la sentence de fermeture de celui-ci était prononcée.“A la location, j’avais remis un chèque de payement à la municipalité qui l’a adressé pour le recouvrement. Quand la fermeture est ordonnée, j’avais retiré mon argent de la banque et le chèque qui a été présenté pour recouvrement a été rejeté par cette dernière. Résultat, la recette intercommunale de Sedouk m’a esté en justice où je fus sommé de payer 2.500,00 DA au Trésor public”, ironise-t-il.

L. Beddar

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