Tourisme, entre attentes et réalités

Partager

Dans le cadre de son cycle pédagogique pour l’année universitaire 2015/2016, la faculté des sciences économiques de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira organise, pour une durée de deux jours, la quatrième édition du colloque national sur le secteur privé et son rôle dans le développement du tourisme.

Le coup d’envoi officiel de cette rencontre d’envergure nationale a été donné hier, au niveau de l’auditorium de l’université en présence du wali de Bouira, des responsables et d’investisseurs locaux ainsi que d’une panoplie d’enseignants et d’experts universitaires venus de plusieurs universités du pays. Parmi les thèmes retenus pour cette rencontre, l’on citera «les enjeux de l’économie algérienne», «l’enseignement supérieur, la technologie et le tourisme», «le rôle des investissements touristiques dans le développement durable» ainsi que «les nouvelles stratégies de communication touristique». Ces thèmes seront répartis sur quatre principaux axes dont le dernier sera consacré à l’étude et à l’analyse de la réalité et des perspectives du secteur touristique au niveau de la wilaya de Bouira. Les participants à ce colloque auront ainsi, à décortiquer la réalité du secteur touristique à Bouira, à analyser les possibilités et les opportunités pour son développement ainsi que les mécanismes et les structures adoptés dans la promotion du secteur au niveau de la wilaya de Bouira. L’importance du colloque apparait notamment dans sa recherche des modalités à même de développer et de relancer le secteur du tourisme en Algérie, comme étant parmi les alternatives au secteur des hydrocarbures, puisque la promotion du secteur touristique participe directement à la réalisation du développement durable, à travers notamment, un impact positif sur le PIB, la balance des payements, de l’emploi, les infrastructures de base et le budget de l’Etat. Une évidence : le secteur du tourisme en Algérie n’a pas eu l’intérêt qu’il mérite par les pouvoirs publics et ce, malgré l’important potentiel touristique que l’Algérie détient, notamment en matière d’investissement public dans le domaine et des capacités touristiques dont elle dispose. Bachir Mestfa, ex secrétaire d’Etat, le premier intervenant los de ce colloque, pointera du doigt l’université laquelle, selon lui, ne s’implique pas suffisamment, voire pas du tout, dans la dynamique économique, le tourisme en l’occurrence. Pour le conférencier, le salut du secteur ne peut se faire sans l’implication franche de l’université.

O.K.

Partager