Durant la dernière décennie, nombreux sont les clubs locaux du football qui sollicitaient les services des joueurs talentueux issus de ce village. Ces joueurs, tous stratéges dans leurs formations, attendaient de voir un jour leur village s’engager pour bâtir une grande équipe qui atteindra au fil des années, un niveau sans pareil. En vain. La pâte existe mais au bonheur d’autrui. Navrant. Si on s’interroge sur cette absention, on se rendra compte que les causes sont diverses. La chose primordiale, qu’est le stade n’est pas mise en place, malgré les superficies énormes dont dispose ledit village. Aussi, les jeunes s’occupent uniquement de leurs études. La majorité écrasante de ceux qui pratiquent ce sport roi ne sont autres que des étudiants universitaires. A cela s’ajoute le refus catégorique des parents qui refusent de voir leurs descendants s’enfoncer dans des blessures, peut être, éternelles. Leurs arguments sont tous dans le même sens « Si nos chers enfants veulent pratiquer du sport, il n’y a pas que du football pour le faire. Incontestablement, ce sport est réellement roi, mais aussi dangereux »La vérité est amère. Un village garni de bijoux qui n’ont besoin que d’être taris, pour aller aussi loin que possible, se trouve incapable de former une équipe. Certes, cela demande des liasses inestimables mais de ce côté, on a rien à craindre. Devant la situation alarmante et épineuse, que faire ? Continuer de fournir ce que le Brésil offre aux championnats européens en termes stars ? Ou bien, se mobiliser pour savoir comment ces années sont passées inaperçues ? Donc le « Chantier » concerne toute personne capable d’apporter son assistance afin que « le rêve se réalise ». Une équipe de foot, pourquoi pas ?
Irnatene Fouad
