Un décor des plus hideux s’offre à la vue des usagers de la route RN15 reliant la wilaya de Bouira à Tizi-Ouzou en passant par la commune de Chorfa du fait de l’amoncellement de quantités considérables de détritus et d’ordures.
En effet, les abords de cette route sont jonchés de canettes et de bouteilles de bières et autres détritus de tout genre. Les fossés et les accotements sont devenus au fil des jours le réceptacle de toute sorte de déchets et gravas qui enlaidissent les lieux le long de ce tronçon. À certains endroits, c’est carrément des dépotoirs à ciel ouvert qui ont vu le jour. Des chargements entiers d’immondices sont entreposés sur le bas côté de la route par des énergumènes qui ne se soucient guère de l’hygiène environnementale et des dégâts qui peuvent en résulter à moyen et à long terme. Terres agricoles, cours d’eau et autres espèces animales et végétales sont la proie à une dégradation galopante et surtout inquiétante et ce, d’autant plus que cette région de montagne renferme une faune et flore luxuriante. Partout, ce sont les mêmes gestes d’incivisme qui se répètent régulièrement par les adeptes des boisons alcoolisés et aussi de personnes peu scrupuleuses des règles d’hygiène environnementale. Les immondices et plus particulièrement les bouteilles et canettes de bières sont jetées n’importe comment et n’importe où. Ainsi, l’environnement prend un sacré coup sachant que la région est réputée pour ses chaines montagneuses fascinantes. Notons aussi, que bon nombre d’oliveraies et de terres fertiles bordent la route. Dans cette région, le travail de la terre et plus particulièrement l’oléiculture représente une source importante de revenus pour beaucoup d’habitants. Ces derniers assistent chaque jour, impuissants à la dégradation des cultures agricoles. Les autorités locales à leur tête les services de STP «subdivision des travaux public» de M’Chedallah rattachés à la direction des travaux publics (DTP) de la wilaya de Bouira procèdent souvent au nettoyage des abords de ladite route. Ceci étant dit et en dépit des efforts consentis pour éradiquer ce phénomène inquiétant, il n’en demeure pas moins que la situation s’empire de plus en plus. Sans une prise en charge sérieuse de ce problème, les conséquences seront lourdes aussi bien pour la santé humaine que pour la faune et la flore. Durant la saison hivernale, bon nombre de personnes se rendent en masse pour visiter les chaines montagneuses particulièrement la région d’Aïn Zebda et le col de Tirourda qui ne désemplissent pas. Mais souvent, c’est un triste décor qui s’offre aux yeux des centaines de familles et autres adeptes du tourisme de montagne. À noter au passage, que même les usagers qui effectuent des haltes pour se reposer ne sont exempt de tout reproche car souvent ils laissent trainer derrière eux des déchets. L’absence des associations écologiques sur le terrain rend la situation des plus déplorables en comparaison à d’autres régions qui disposent des associations activant dans ce sens à l’instar de l’association «Tazemourt» de Takerbouzt. Cette dernière organise régulièrement des opérations de nettoyage sur les hauteurs d’Aïn Zebda. Enfin, il incombe aux autorités locales et la société civile de contribuer efficacement et aussi redoubler d’efforts pour mettre fin au décor désolant de la région.
A.K

