Lancée le premier octobre dernier, la campagne labours-semailles bat son plein.
En effet, pour le moment, plus de cinq cents hectares sont déjà labourés. » Nous avons commencé à préparer les champs avant le lancement officiel de la campagne labours-semailles. Peu avant le début du mois de septembre, j’ai déjà labouré plus de dix hectares », nous confiera ce céréaliculteur de Draâ Sachem. Dans toute la plaine, il n’échappe à personne de voir des tracteurs-chenilles sillonner les terrains réservés à cette filière. Leurs ronronnements sont entendus même de la ville. Car, selon une source locale, plus de deux mille hectares seront emblavés. Notons que pour les semences, les céréaliculteurs ne trouvent aucun problème, notamment ceux qui adhèrent au programme d’intensification céréalière. » En plus des produits phytosanitaires disponibles, la CCLS de Draâ Ben Khedda met à notre disposition les semences sans s’acquitter du montant à payer jusqu’à la récolte prochaine », nous dira un autre céréaliculteur qui enregistre, chaque année, d’excellents taux de production. Cette vallée est très importante en matière de céréaliculture, quand on sait qu’elle représente presque la moitié des superficies emblavées sur le territoire de la wilaya. Par ailleurs, il faut souligner que cet engouement pour cette filière est le résultat des facilités accordées par l’Etat pour ces agriculteurs, notamment le crédit Erifig à 0%. En parallèle, les maraîchers ont lancé la plantation de la pomme de terre. À ce niveau, on peut dire que plus d’une quarantaine d’hectares lui est consacrée. » Même si les pluies automnales sont quelque peu en retard, tout de même, nous avons la chance d’avoir le barrage d’eau. Cependant, cela nous coûte cher parce que nous avons besoin de beaucoup de tuyauterie. Et puis, nous avons un problème de motopompes. Parfois, on nous vole leurs accessoires. Sinon en dépit de la cherté de la semence, nous arrivons quand même à maintenir le cap », nous répondra l’un de ces maraîchers, accosté devant sur son champ situé sur le chemin vicinal qui mène vers Azru N’Tamarth. Dans cet ordre d’idées, les agriculteurs de la région souhaitent que le système d’irrigation, devenu obsolète depuis des décennies, soit restauré de nouveau d’une part; et pourquoi pas, confier la gestion du barrage à une coopérative comme c’était le cas durant les années 80 et 90, d’autre part. » Il faut trouver un moyen pour la gestion de ce barrage. C’est la seule manière qui non seulement le protégera de l’exploitation anarchique, mais aussi une façon de le préserver de la pollution parce que certaines motopompes défectueuses laissent infiltrer leur combustible et leurs huiles diverses dans les eaux du barrage », suggérera un dernier maraîcher.
Amar Ouramdane

