Les postulants aux logements sociaux de la localité de Ouacif, à 30 km au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, prennent leur mal en patience. En effet, ces prétendants attendent depuis des années, voire depuis 2001, la livraison des logements sociaux auxquels ils avaient postulé. Selon une source locale, il s’agit de près de 4 000 acquéreurs ayant postulé à environ une quarantaine de logements sociaux concernés par la livraison. La disproportion entre le nombre de postulants et celui de logements à livrer pose un véritable casse-tête chinois pour les autorités locales des Ouacifs. Car cette disproportion de nombre pourrait créer de véritables remous chez les postulants, et ce, même si ces logements seraient livrés aux plus méritants. Mais ce n’est aucunement une raison pour que ces logements ne soient pas livrés en dépit de toutes ces années d’attente. Pour ces postulants, plus d’une dizaine d’années d’attente alors qu’il y a parmi eux ceux qui vivent dans des conditions des plus précaires, ce n’est qu’une situation paradoxale. «Une quarantaine de logements sociaux à livrer pour des milliers de postulants, c’est vraiment peu. Qu’attendent-ils pour que ces logements soient livrés du moment que nous les attendons depuis des années, et ces derniers sont prêts à la livraison», nous dira notre source. En ajoutant : «Même s’il s’agit d’une quarantaine de logements à livrer, il fallait qu’ils les livrent à ceux qui les méritent, pourquoi toutes ces années d’attente ?», s’interroge notre source. Aussi, pour les citoyens des Ouacifs, c’est un impératif pour les autorités locales d’augmenter à l’avenir le quota des logements sociaux à distribuer. Pour eux, une quarantaine de logements sociaux seulement pour une population de la commune qui dépasse les 10 000 âmes, c’est vraiment peu. Et cette non-disponibilité de l’offre pourrait créer des remous avant la livraison-elle-même. Il est à noter que ces logements sociaux concernés par la livraison sont situés à proximité du marché hebdomadaire de la localité des Ouacifs.
Rachid B.
