Exerçant sa fonction sociale dont elle attend certainement un impact positif, l’université M’hamed Bougara de Boumerdès prévoit d’organiser, les 20 et 21 du mois courant, un séminaire sur la biodiversité à la bibliothèque de la faculté des sciences. En partenariat avec la chambre de commerce Essahel, cette université applique, tient-on à souligner, la politique du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique renforçant le rapprochement du milieu universitaire au secteur socioéconomique. Ces deux journées scientifiques, auxquelles participeront, notamment, des professeurs universitaires et autres cadres gestionnaires de l’institution étatique précitée, s’articuleront en gros sur trois axes : l’environnement, la sécurité alimentaire et la biodiversité. Ce sont là en effet les trois axes indissociables de tout développement durable.
Lutter contre la pollution de l’environnement permet, il est vrai, de préserver tout au moins les capacités d’autosuffisance alimentaire et d’éviter les pertes de ressources génétiques animales. Et donc, des résolutions sont attendues des séminaristes qui auront la charge d’animer les conférences sur les deux thèmes précités. D’autres se pencheront sur les questions relatives à la protection de l’eau pour l’agriculture et l’impact de l’activité industrielle sur l’alimentation. Il s’agit là du renforcement de la sécurité alimentaire, puisque la prévention contre la pollution des nappes phréatiques a un impact positif sur l’agriculture, tout comme la protection de l’espace marin sur les ressources halieutiques. Cela permettra en fin de compte, escompte-t-on, d’augmenter la production des produits alimentaires et de, surtout, améliorer leur qualité. Le dernier axe, non moins important, concerne la biodiversité avec deux conférences, l’une sur la valorisation des déchets et sous produits alimentaires et l’autre sur l’alimentation et la santé humaine. Celle-ci est étroitement liée à la sauvegarde de la nature, voire la biosphère. Les plantes, les insectes, le bétail et les animaux aquatiques doivent y être préservés, pour la satisfaction des besoins humains, tant sur le plan alimentaire, vestimentaire que sanitaire. Même les rejets domestiques ou industriels peuvent être positivement transformés, toujours dans le cadre d’un développement économique durable. A noter enfin, que ce séminaire de deux jours est sponsorisé par plusieurs sociétés, et les entreprises ‘’Aigle’’ et ‘’Ramy’’ l’ont financé à hauteur de 40%.
Salim Haddou
