Le village Berri dans la tourmente

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Perchée sur la montagne et à une distance de 6 Kms du chef-lieu communal d’Amizour, la localité de Berri manque encore de plusieurs commodités et demande aux pouvoirs publics sa part de développement et un cadre de vie meilleur.

En effet, dans cette petite localité l’activité agricole est l’une des plus importantes occupations quotidiennes des habitants, mais ces derniers, pour accéder à leurs champs et parcelles de terrain, ne trouvent pas de chemins. Alors, dans le souci d’améliorer leurs conditions de travail, ils réclament l’ouverture de pistes agricoles, un besoin capital et pressant pour faciliter le travail de la terre et éviter encore l’exode vers les agglomérations urbaines. Ajouté à cela, les coupures et les sempiternelles pénuries d’eau, lesquelles font partie du lot de misères que subissent ces paisibles citoyens de Berri, en plus du problème de transport et l’insuffisance de la couverture sanitaire. «Nous souffrons du manque d’eau et ce, à cause des coupures récurrentes, comme nous endurons aussi le calvaire du manque de transport malgré les dizaines de bus qui traversent quotidiennement notre village», dira un citoyen de ce village. Cependant, selon notre interlocuteur, les villageois, pour se rendre en ville ou à leur lieu de travail, ils sont contraints d’attendre de longs moments, car les bus qui transitent par là sont souvent pleins, donc les voyageurs se trouvent parfois dans l’obligation de faire de l’autostop, ce qui n’est pas une solution. Par ailleurs, l’absence d’une unité de soins est malheureusement une autre galère qui vient s’ajouter au mal de vie de ces habitants qui réclament néanmoins une structure de santé pour 3 villages voisins, Berri, Aâfra et Berdoun, comme c’est le cas de l’école primaire. La commune d’Amizour est, en grande partie, formée de villages dont le nombre dépasse les 70, constituant ainsi les 2/3 de la surface globale, ce qui fait, que ces derniers devraient bénéficier d’une part des projets de développement.

Nadir Touati

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