Le collectif des transporteurs universitaires de la wilaya de Tizi-Ouzou, «dénonce énergiquement la concurrence déloyale et le monopole d’une seule personne, dans la mesure où ce transporteur a eu droit à deux 02 registres de commerce dans le but de se concurrencer lui-même», rapporte une déclaration que des représentants de ce collectif ont fait parvenir à notre rédaction. En effet, les propriétaires de bus assurant le transport universitaire dans la wilaya de Tizi-Ouzou ne sont pas à leur première dénonciation de cette situation. Les protestataires reviennent à la charge avec un courrier adressé au premier responsable de la wilaya ainsi qu’au chef du gouvernement. Ils y dénoncent l’octroi à ce dernier de deux (02) registres de commerce avec lesquels il a soumissionné. «En 2013, un cahier des charges a été élaboré par l’administration (œuvres universitaires) dans lequel il nous a été demandé des bus de moins de 20 ans. Tous les transporteurs ont fait un grand effort pour renouveler leur flotte comme l’exige le cahier des charges et cette année 2015, un autre cahier des charges a été confectionné sur mesure pour un transporteur, dont l’âge des bus et de moins de 12 ans, dans le but d’écarter tous les transporteurs de Tizi-Ouzou», fustigent les signataires de la déclaration. Selon ce collectif, ce transporteur a soumissionné à la direction des œuvres universitaires de Tizi-Ouzou avec ses deux entreprises à un prix trois fois supérieur à celui des transporteurs locaux et «en plus pour un contrat de cinq 05 ans», dénoncent-ils encore. Ils poursuivent : «Chaque année, nous demandions un contrat à moyen terme de 05 ans pour pouvoir acheter des bus neufs, mais le directeur des œuvres universitaires nous disait à chaque fois qu’il était strictement interdit de faire des contrats de 05 ans ! Au final, les lois s’appliquent uniquement pour les petits transporteurs comme nous», s’indignent les protestataires.
En outre, les rédacteurs du courrier disent craindre pour leur avenir : «Après 20 ans dans l’activité de transport, nous nous retrouvons au chômage». Dans leur déclaration, les transporteurs universitaires exerçant pour certains depuis plus de 20 ans dans la wilaya reviennent sur les problèmes qu’ils ont rencontrés tout au long de la décennie noire, «caractérisée par des conditions sécuritaires particulièrement difficiles», disent-ils ajoutant dans le même sillage : «Nous avons pu assurer le transport avec tous les risques de la situation de l’époque car il s’agissait pour nous de répondre aux besoins nés d’une situation d’urgence exceptionnelle dans notre wilaya». Pour terminer, les protestataires n’écartent pas la possibilité d’initier des actions de rue pour préservé leur «gagne-pain», précisent-ils.
Taous. C
