Une journée d’étude sur les institutions d’appui et les dispositifs de soutien et de promotion des exportations hors hydrocarbures a été organisée, hier, à Tizi-Ouzou, par la Chambre du commerce et de l’industrie du Djurdjura et la Compagnie algérienne d’assurance et de garantie des exportations (CAGEX).
Les intervenants ont profité de l’occasion pour signaler la nécessité d’un engagement pour encourager les exportateurs, notamment dans la conjoncture difficile que traverse le pays. La journée, abritée par l’hôtel Lalla Khedidja, a réuni un bon nombre d’investisseurs en plus de représentants d’institutions bancaires et de la direction des impôts, entre autres invités. Une occasion d’insister sur la nécessité d’encourager les exportations, un apport considérable dans la situation actuelle que vit le pays. Encourager en mettant en place le dispositif nécessaire tel l’allégement de la fiscalité c’est ce qu’a soutenu le directeur local des impôts, Ramdane Belabied. Lors de son intervention, le directeur soulignera l’importance de l’exportation dans un pays comme l’Algérie, comparativement aux pays européens et à l’Amérique «qui n’ont pas besoin de recette de change». Expliquant que la prise de conscience était là il notera les mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la loi de finance complémentaire 2015 pour justement encourager les investisseurs.
C’est le cas de l’exonération de TAP et IBS pour les exportations de biens ainsi que de la baisse de la TVA, appelant au passage à «aider davantage les investisseurs». Pour lui, «il faut un contrôle à postériori et non à priori», estimant que l’arsenal de démarches bureaucratiques établi n’est fait que pour «décourager les investisseurs» alors que «ce qu’il faut c’est sanctionner les tricheurs». Pour le directeur des impôts, «la déclaration de paiement» qui sera prochainement mise en place et qui permettra aux investisseurs de déclarer leur chiffre d’affaire, avec l’administration qui interviendra après pour contrôler, «est un bon point dans le sens de l’encouragement». Lors de la même journée, un représentant de la direction locale des douanes est aussi intervenu, mettant en avant et présentant les facilités que tentent de fournir cette institution aux exportateurs. Il profitera de l’occasion pour souligner qu’à Tizi-Ouzou il n’existe pas d’entrepôt public. Dans ce sillage, le président de la chambre du commerce insistera sur l’importance de l’existence d’un entrepôt public pour le dépôt des marchandises.
Il rappellera d’ailleurs dans le même sillage les multiples sollicitations entreprises pour bénéficier d’un endroit d’une telle envergure. «Cela fait quatre ans qu’on nous promet la libération du port sec de Oued Aïssi occupé (provisoirement) en tant que station intermédiaire», dira-t-il. Côté banques, partie incontournable vu son apport dans ce genre de projet, c’est le représentant de la Banque Nationale d’Algérie (BNA) qui est intervenu. Ce dernier a mis en avant la relation qui lie la banque à l’investisseur lors des opérations d’exportations. Une relation qui selon lui a pour base «la prospection, l’assistance et le financement».
Il s’étalera par la suite sur les formes de crédits disponibles pouvant être sollicités par l’opérateur. Il insistera ensuite sur le rôle d’accompagnateur des banques, qui suit toutes les étapes d’avant et après les transactions afin de sécuriser les opérateurs.
De son côté le directeur général de la Compagnie algérienne d’assurance et de garantie des exportations (CAGEX) présentera les avantages d’être assuré pour n’importe quel exportateur. Une sécurité en cas de vol ou de destruction, mais surtout de recouvrement des créances en cas d’impayé.
T. Ch.
