Bien que tous les établissements d’enseignement primaire de la commune de Frikat bénéficient d’une attention particulière de la part de ladite APC, en leur assurant également une prise en charge totale, il n’en demeure pas moins que de son côté la direction de l’éducation apporte son aide à la collectivité locale pour alléger ce lourd fardeau qui crève le budget communal. Ainsi, dernièrement, la direction de l’éducation de la wilaya de Tizi-Ouzou a fait parvenir une enveloppe financière de sept-cent millions de centimes à l’APC de Frikat qui servira à l’entretien de sept écoles primaires. «Effectivement, pour cette enveloppe financière allouée par la direction de l’éduction de Tizi-Ouzou, nous avons décidé de la consacrer à l’entretien de sept écoles à savoir :les deux écoles du chef-lieu, en l’occurrence les «Frères Titouche» et les «Frères Benakli», celle du chahid «Akli Mokhtari» à Aït Ali, celle baptisée au nom du chahid «Amrane Leulmi» d’Aït Boumaza située aussi sur les hauteurs de la localité à la limite avec la wilaya de Bouira, celle du Chahid «Rachid Ramdani» de Sidi Bellal et enfin l’école «Mohamed Ouamar Goucem» à Mizrara-est», nous apprend M. Slimane Ouali, le premier magistrat de ladite localité tout en ajoutant que ces sommes seront consacrées uniquement pour les différents travaux d’entretien et de réparations comme la peinture des façades, l’étanchéité des toitures surtout pour les établissements sis sur les hauteurs qui connaissent chaque année avec les nombreuses et longues chutes de neige des dégâts importants. Par ailleurs, certains villageois d’Aït Ali qui font tout pour conserver quelques locaux de leur ancienne école, n’ont pas hésité à venir à notre rencontre pour nous faire part de leur inquiétude quant au devenir de ces anciens locaux. «Notre école est la première à être édifiée par le colonialisme français à la fin du 19ème siècle, avec une architecture moderne de l’époque en utilisant des matériaux de construction locaux, notamment de la pierre taillée qui la rend très solide alors que toutes les constructions entreprises dans les années 1970 sont tombées en ruine», nous déclarent nos interlocuteurs qui lancent un appel aux différents responsables pour que ces locaux qui sont encore intacts, si ce n’est leurs toitures, bénéficient d’au moins quelques opérations de réhabilitation et d’aménagement pour en faire un musée du village.
Essaid Mouas.
