«Si le gouvernement décide de réduire la facture des importations de la poudre de lait, on doit réfléchir à promouvoir la production nationale», a plaidé hier, El Hadj Tahar Boulenouar. Tout en saluant l’initiative du gouvernement portant sur la réduction de la facture des importations de la poudre de lait, M. Boulenouar a appelé les autorités concernées, «à importer juste la quantité dont on a besoin, car il y a une partie importante de la poudre de lait qui est détournée pour la fabrication d’autres produits laitiers, notamment les yaourts», a martelé M. Boulenouar. De ce fait, ce dernier a mis l’accent sur la nécessité de mettre en place des procédures de contrôle pour en finir avec ce phénomène. «Si cette pratique illégale n’est pas éradiquée, on risque de faire face à une augmentation des prix du sachet de lait», a-t-il mis en garde. Par ailleurs, le porte-parole de l’UGCAA a mis en exergue «l’importance d’encourager davantage la production nationale pour satisfaire la demande, sachant que, selon les estimations officielles, les citoyens consomment quatre milliards de litres de lait par an», a-t-il insisté. Selon lui, la filière lait ne doit pas reposer seulement sur la poudre, mais il faut engager des projets à long terme. «On doit aider les investisseurs à lancer des projets dans l’élevage des vaches laitières, voire même les chèvres», a-t-il indiqué. L’encouragement des petits projets figure, également, parmi les solutions avancées par l’interlocuteur pour promouvoir ce secteur. «L’Etat doit financer les petits projets agricoles, qui permettront de satisfaire la demande au niveau local», a-t-il dit. Il est utile de souligner que le ministre de l’Agriculture, du Développement rural, et de la Pêche, Sid Ahmed Ferroukhi, a fait savoir, avant-hier, que le gouvernement envisageait de réduire l’importation de la poudre de lait. Il a fait état de 50 milliards de dinars qui seront consacrés pour assister les investissements dans le secteur agricole, notamment la filière lait et les céréales.
Samira Saïdj
