Dans la nuit de mercredi à jeudi, aux environs de dix-huit heures trente minutes, un nid de cigognes perché sur la cime d'un pylône électrique à côté de la pharmacie " Habel",; a plongé tout le centre-ville dans le noir.
Les branches tombées sur les câbles électriques ont provoqué un court-circuit et une panique s’en est suivie. Des lampadaires ont grillé alors que durant toute la journée du jeudi les commerces et les riverains ont été privés d’électricité. Il a fallu que les agents de la Sonelgaz interviennent pour rétablir le courant en fin d’après-midi. Ce n’est pas la première fois qu’un tel cas survient dans ce centre-ville où ces volatiles érigent leurs nids sur les pylônes électriques et sur les cheminées des habitations datant de l’époque coloniale. Pour éviter ce genre d’accident, il est temps de remplacer les cinq câbles par ce qu’on appelle le câble torsadé où dans certains quartiers, ces installations ont vu le jour ces dernières années. Sinon, il est souhaitable que des cages en métal soient placées à l’exemple de celles des poteaux électriques à Draâ Ben Khedda- communément appelée ville des cigognes- notamment sur les lignes de haute tension afin d’éviter ce genre de problèmes mais aussi en vue d’empêcher des électrocutions à ces oiseaux migrateurs. On dit même que c’est dans cette ville que se rencontrent les cigognes avant d’entamer leur migration vers les pays chauds juste au début de l’hiver. Signalons enfin que dans cet endroit, des centaines d’oiseaux blancs se nichent sur les eucalyptus provoquant de nombreux désagréments aux riverains. «Ils salissent les lieux et ne nous laissent pas dormir avec leurs caquètements. Peut être le seul moyen de les éloigner est de couper ces arbres qui ne servent, d’ailleurs, à rien, si ce n’est leur menace sur les passants et les commerçants de la place du marché central de la ville», nous dira l’un de ces riverains.
Amar Ouramdane

