Le conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) vient d’annoncer son refus de ratifier la charte de stabilité et d’éthique, proposée par le ministère de l’Éducation nationale. Après le CLA, c’est au tour du Cnapest-Elargi de confirmer son rejet. «Le conseil national du syndicat, qui s’est tenu les 6 et 7 novembre dernier, en présence de 45 wilayas, a voté à l’unanimité son refus de signer la charte de stabilité dans le secteur de l’éducation», lit-on dans le communiqué de cette entité syndicale, rendu publique hier. Le Cnapest a indiqué dans le communiqué que cette charte ne constituait pas pour l’instant une «priorité» pour ses militants, qui saluent les acquis obtenus dans le procès verbal de rencontre, signé avec la tutelle, le 19 mars dernier, une entente qualifiée par ce syndicat comme celle de «la victoire», selon la même source. Ce syndicat estime dans le même document, que «pour l’instant la prise en charge des revendications des professeurs de l’enseignement secondaire (PES) et de respect de l’éducateur, tout en lui offrant le climat de sérénité dans les établissements scolaires pour bien exercer sa noble profession, constitue la priorité majeure du Cnapest». Il a, à cet effet, appelé la tutelle à ouvrir les portes d’un dialogue «serein» et «sérieux» avec les partenaires sociaux et cela, tout en respectant et appliquant les lois du travail. Après un long débat, le bureau national de Cnapest-élargi a décidé d’exiger à la tutelle des clarifications sur la circulaire 003, relative à la promotion de certains corps de l’enseignement. Il a été décidé également lors de ce conseil national, de poursuivre leur lutte syndicale afin de faire valoir les revendications restées en suspens, à l’image des dossiers de logements, de la retraire, de la prime de l’indemnité de zone au profit des personnels des wilayas du Sud et des hauts plateaux, et celui des œuvres sociales, ainsi que l’intégration des années d’études au niveau des écoles supérieures et instituts de technologie et les années du service national dans le calcul de la pension de retraite. «Si la tutelle avait répondu favorablement à toutes les préoccupation des PES, nous n’aurions pas eu besoin de charte de stabilité», a lancé le chargé de communication de cette organisation syndicale.
L. O. Challal
