Les lycéens maintiennent la pression

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Le mouvement enclenché par les lycéens des lycées de la ville de Tizi-Gheniff (technicum et lycée Achour Ouarzedine), ne semble pas s’estomper. Depuis mercredi dernier, ces lycéens refusent de rejoindre les salles de cours. Comme nous l’avions rapporté au temps opportun, ils exigent de la ministre de l’Éducation de revenir sur sa décision de supprimer le Bac sportif. « Les jours passent, on ne voit rien à l’horizon. On est au troisième jour de grève, mais personne n’a répondu à notre revendication. Si cette décision est maintenue, nous maintiendrions notre mouvement, parce que nous savons que la suppression du Bac sportif est une mesure en notre défaveur. La note de l’année scolaire ne reflète guère le niveau du candidat. Les professeurs nous pénalisent s’ils constatent que quelqu’un s’est absenté durant une seule science. Ce qu’ils appellent manque de sérieux et discipline », nous lancera un élève devant le technicum. Une source proche de lycée précité nous confiera sous couvert de l’anonymat, que la revendication est soulevée auprès de la direction de l’éducation. Ni ce dernier ni encore moins le proviseur, ajoutera la même source, «ne pourront décider à la place de la ministre». Peu avant la fin du premier trimestre pour lequel les compositions commenceront dans quelques jours, les parents d’élèves sont inquiets. « On se demande pourquoi on change toujours ce qui marche bien. Où est le problème si ce mode d’examiner nos enfants était à leur goût et efficace ? Pourquoi supprime-t-on ce qui réussit bien ? », s’interrogera ce parent qui accompagnait sa fille. En tout cas, par manque de dialogue, il serait possible qu’un tel mouvement se prolonge dans le temps d’une part, et d’autre part il est à craindre que les collégiens passent à l’action car, eux aussi, savent que l’épreuve de l’éducation physique est supprimée du BEM et qu’elle sera remplacée par la note obtenue durant l’année scolaire. Tout cela se passe dans un climat d’incertitude, quand on sait que déjà deux syndicats, à savoir le CLA et le Cnapeste, refusent de signer la charte de stabilité prévue par madame la ministre de l’Éducation, M. Nouria Benghebrit. Comprendre par là que des mouvements de grève se profileraient à l’horizon.

Amar Ouramdane

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