Tizi-Ouzou Les lycéens bouclent leur septième jour de grève à Tizi Gheniff – inquiétude des parents

Le mouvement de grève enclenché dans les lycées depuis maintenant une semaine, inquiète au plus haut point les parents.

En effet, les lycéens vont boucler aujourd’hui leur septième jour de grève sans, pour autant, avoir aucune réponse à leur revendication à savoir la non suppression du Bac sportif. «Nous ne savons pas où va cette situation. Même si certains élèves non concernés par cette décision voudraient rentrer dans les salles de cours, ils sont forcés par les meneurs de les suivre. Du côté des responsables de l’éducation, rien n’est encore entrepris pour raisonner ces élèves. Les jours passent et nos enfants perdent davantage de cours. Il faut quand même que les parents s’impliquent dans ce conflit. Chaque parent devra faire quelque chose afin de porter secours à ces élèves qui se trouvent démobilisés alors que les compositions sont prévues pour la fin du mois», nous confiera un parent d’élève venu s’enquérir de ce problème. À M’Kira, c’est la deuxième semaine de contestation. Alors que les lycéens avaient déjà séché les cours pour réclamer le transport scolaire, ils viennent de se joindre au mot de grève  » pas de suppression du Bac et du BEM sportif ». Là aussi, l’inquiétude plane. «On ne sait plus à quel responsable se vouer. Pour le ramassage scolaire, les autorités locales évoquent le manque de moyens. Pour la suppression du Bac sportif, les responsables de l’éducation disent qu’ils ne peuvent rien faire parce que c’est une décision du ministère. Vraiment, à quoi servent les associations de parents d’élèves?», s’interrogera ce parent d’Imlikchène. Les parents se concertent pour discuter de ces deux problèmes. «Nous devons agir vite car la situation s’empire de jour en jour. Il faut quand même trouver une solution pour éviter d’autres retards à nos enfants. Un élève qui perd tant de séances n’aura pas le temps de les récupérer. Il faudrait aussi s’attendre à des mouvements de protestation de la part des syndicats qui commencent à afficher leur opposition au projet de la charte de stabilité que voudrait leur faire signer la ministre de l’Éducation nationale. Nous interpellons en premier lieu la ministre de l’Éducation de s’adresser directement aux candidats au Bac au sujet de l’épreuve d’éducation physique», nous déclarera un parent d’élève de M’Kira que nous avons joint au téléphone. Les mouvements répétitifs dans le secteur de l’éducation depuis maintenant plus de dix ans parfois exprimés par les élèves quand il s’agit de demander le seuil des cours » El Aâtaba » et parfois menés par les syndicats pour revendiquer l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles, réduisent à moitié l’année scolaire à telle enseigne que les professeurs universitaires ont remarqué des retards allant jusqu’à deux ans dans l’exécution des programmes de l’éducation nationale. La volonté de Madame Nouria Benghebrit se trouve coincée par toutes ces entraves à tel point que ce secteur reste le plus confronté à de fortes turbulences. Y aura-t-il au moins une réponse à la colère des élèves pour qu’ils puissent reprendre leurs cours dans le calme et la sérénité?

Amar Ouramadane