Beaucoup de parents se plaignent des carences de leurs enfants en matière d’apprentissage de certaines matières dès l’enseignement primaire. Parfois, certains réussissent dans des matières et ne s’adaptent à d’autres si bien qu’au fil des années, ils accumulent des déficits. Le ministère de l’Education nationale a réfléchi au moyen de permettre à ces enfants, parfois présentant des retards, de revenir au niveau de leurs camarades de classe. Dans la circonscription pédagogique de cette municipalité qui compte seize écoles primaires, trois divisions pédagogiques dites d' » enseignement adapté ou spécifique » sont ouvertes dans trois établissements. « Après celle du chef-lieu, deux autres ont été ouvertes à Laâziv El Madjène et une autre à l’école des frères Krim d’Iâllalen », nous confiera une source locale. À ce sujet, nous avons approché un enseignant chargé de cette catégorie d’élèves. » Ce sont des classes ne dépassant pas sept élèves. Quand les enseignants remarquent que dans leurs classes, il y a des élèves qui nécessitent ce rattrapage, ils les mettent dans le groupe. Généralement, un élève ne dépasse pas un mois sur les bancs d’une division désignée à cet effet. Une fois qu’il aura acquis les bases de la matière dont laquelle il patine, il rejoint son niveau. Je constate que ces enfants s’intéressent plus à la matière dans laquelle ils trouvent des difficultés quand ils fréquentent cet enseignement. Le déclic est vite perçu chez eux. Certes, ce n’est pas facile pour l’enseignant, mais il doit être patient », nous expliquera notre interlocuteur. Dans cet ordre d’idées, cet enseignant jouissant de plus de trente ans d’expérience, souhaite que cet enseignement soit généralisé partout d’une part, et d’autre part, il espère que les enseignants chargés de ces enfants soient formés dans notamment le domaine de la psychologie enfantine. Par ailleurs, il faut signaler que nombreux sont les directeurs qui se plaignent de cas d’enfants qui arrivent avec des handicaps dans les écoles primaires alors qu’aucun enseignement destiné à cet effet n’y est prévu. » Vous voyez, on reçoit des élèves retardés mentaux qu’on n’a pas le droit de ne pas inscrire sur les listes. Mais, au bout de quelques mois, on constate qu’ils peinent à apprendre et parfois même ils sont inaptes à l’enseignement ordinaire. Donc, il serait préférable de penser au moyen d’exiger des parents un certificat médical de l’enfant avant son inscription. Cela cause énormément de problèmes. Sinon, prévoir au moins des classes spéciales à cette catégorie d’enfants. Tout de même, il faut quand même dire que les responsables de l’éducation ont commencé à se pencher sur ce problème parce que cela devient très sérieux. Combien de fois avons-nous constaté qu’après une, voire plusieus années, des élèves inadaptés à l’enseignement normal patinent dans des écoles jusqu’à l’âge de seize ans sans aucun progrès? », s’interrogera ce directeur d’école primaire en retraite.
A. O.
