Les travaux d’aménagement des trottoirs entamés en 2010 sur la route d’Akkar n’ont jamais été menés jusqu’à la fin. Devant longer les magasins du carrefour du lieu dit «Tiqeravine au lycée Mustapha Ben Boulaid», ils n’ont, finalement, réussi qu’à rétrécir la chaussée réduite au strict minimum. Les véhicules se croisent tout juste sans se toucher.
Les trottoirs devant être recouverts de carrelage ont été abandonnés, mettant en danger les piétons qui les empruntent. D’ailleurs les lycéens préfèrent marcher sur l’asphalte que sur ces accotements. Un tronçon a été bétonné mais non carrelé par les ouvriers partis, sans crier gare comme ils étaient venus. Le béton, certainement sous dosé s’effrite de jour en jour, laissant apparaître le treillis soudé métallique, dont les carreaux deviennent des crocs en jambe aux passants. Des chutes de personnes âgées y ont, d’ailleurs, été signalées à plusieurs reprises. À certains endroits, les ouvriers se sont contentés de poser des pavés, délimitant la chaussée, laissant un creux en guise de passage pour les piétons. «Il aurait mieux valu laisser les lieux en l’état plutôt que d’y engager de tels travaux», disent les citoyens de passage sur ce chemin communal reliant la ville d’Aïn El Hammam à l’hôpital, et qui trouvent plus aisé de marcher sur la chaussée que sur un trottoir dangereux.
Des travaux bâclés ou non terminés qu’on ne découvre qu’après plusieurs années ou des malfaçons concernant des constructions ou des revêtements en bitume, sont souvent signalés par des citoyens. Certains entrepreneurs arrivistes trouvent dans le bâtiment un créneau juteux, à la portée du premier venu. Ce raccourci de la ville vers la RN 71 demeure l’un des plus fréquentés de la commune. Si les automobilistes se disent satisfaits de l’état du bitume, les piétons, en revanche, semblent être oubliés. L’aménagement de ces trottoirs fera certainement l’objet, plus tard, d’un autre marché aux frais des contribuables.
A.O.T.
