La course aux sénatoriales, qui se tiendront le 29 Décembre prochain, est désormais dans son ultime phase à Tizi-Ouzou. En effet, les candidats officiels à ces joutes électorales pour le renouvellement partiel de la chambre haute du parlement, sont déjà connus. Il s’agit de : Hocine Haroun (président de l’APW de Tizi-Ouzou) pour le FFS, Malik Idjakouane pour le FLN et Hamid Aït Saïd pour le RCD. Pour les candidats du FLN et du RCD, ces derniers ont été désignés lors des primaires, organisés par leurs partis respectifs, tandis que celui du FFS a été désigné par consensus par les instances de ce parti. Pour ce dernier, il s’agit d’une tradition de désigner le P/APW aux sénatoriales, comme il a été question en 2012. Pour le moment, le RND n’a pas présenté de candidat, et tout semble à croire qu’il ne participera pas à ces sénatoriales. De ce constat, et en prenant en considération l’égalité approximative en terme d’influence pour les deux partis majoritaires à Tizi-Ouzou, en l’occurrence le FFS et le RCD, la bataille pour décrocher un siège au conseil de la nation sera certainement rude. La bataille des coulisses déterminera le positionnement des uns et des autres en terme d’alliance, qui tranchera l’issue de ces sénatoriales. De ce fait, la grande question qui taraude les esprits à Tizi-Ouzou est la suivante : De quel côté se positionnera le RND ? Voire, c’est au tour de cet enjeu que s’établiront les alliances. Pour cause, le collège des grands électeurs à la wilaya de Tizi-Ouzou est estimé à 1 145 élus, le FFS a à son actif 275 élus et le RCD détient à son tour 310 élus. Tandis que le RND le FLN, ces deux partis détiennent à leurs actifs, respectivement 117 et 147 élus. À cet effet, les deux partis qui ont la majorité des élus pouvant leurs permettre de décrocher un siège au Sénat, sont le FFS et le RCD. La différence entre le nombre d’élus entre ces deux partis est minime, ceci d’autant plus si on prend en considération le basculement du RND du côté du FFS. Cette probabilité est plausible du fait que le RND et le FFS sont des alliés avec le FLN, dans l’actuelle APW à Tizi-Ouzou. De même, le candidat du FFS pour ces sénatoriales, en l’occurrence Hocine Haroun, avait déjà souhaité cette option, lors du point de presse organisé dernièrement par son parti. Voire, ce dernier avait déclaré que l’alliance politique qui s’était constituée à l’APW de Tizi-Ouzou, regroupant le FFS, le FLN et le RND n’a rien dans cette bataille électorale, ceci tout en souhaitant que ses alliés se positionneront en sa faveur lors des sénatoriales de Décembre prochain. «Nous souhaitons que nos amis de ces formations politiques nous prêteront main forte», a-t-il déclaré. Il s’agit là de la seule option pour le FFS pour détrôner son sérieux rival, à savoir le RCD qui le dépasse en termes de nombre des élus dans les assemblées locales à Tizi-Ouzou. Et avec la participation du FLN à cette bataille électorale, la donne se compliquera d’avantage pour le FFS. Dans ce sillage, le choix pour le RND sera des plus difficiles. C’est-à-dire, tranchera-t-il en faveur du FFS ou au profit du FLN ? Car, il y a lieu de rappeler que le FLN et le RND sont des partis au pouvoir depuis plusieurs années, et aussi des alliés dans l’ex-alliance présidentielle. De cette réalité le RND tranchera-t-il en faveur de son allié traditionnel, à savoir le FLN, ou optera-t-il pour son allié conjoncturel, en l’occurrence le FFS ? C’est là que réside l’enjeu de cette bataille électorale qui s’annonce des plus rudes pour le FFS et le RCD. De cette équation, la bataille des coulisses que mèneront ces deux formations politiques, verra des concessions de part et d’autres pour bâtir des alliances qui détermineront dans quelle direction basculera le futur siège du Conseil de la nation. Par ailleurs, une autre équation s’annonce d’emblée des plus déterminantes aussi dans cette bataille électorale. Il s’agit de celle des indépendants qui ont à leur actif 139 élus, ainsi que des autres élus des autres formations politiques, entre autres, le PT et le MPA. Dans quelle direction basculeront ces derniers ? Il est à noter également, que les deux sièges actuels de Tizi-Ouzou au Sénat sont détenus, par le RCD depuis 06 ans pour l’un, et par le FFS depuis 03 ans pour l’autre. Donc c’est le siège du RCD dont les 06 ans sont expirés, qui constitue l’enjeu de cette élection sénatoriale. C’est-à-dire, il s’agit pour le RCD de conserver son siège ; tandis que pour le FFS, il est question pour lui d’obtenir un deuxième. Par conséquent, la stratégie électorale du FFS étant d’arracher ce deuxième siège pour sa formation en faisant valoir l’alliance avec le RND, dont le basculement du coté du FFS est déterminant pour ce dernier notamment. En effet, le siège du sénat est pourvu en un tour de scrutin si un candidat obtient la majorité absolue des voix. De ce fait, une autre éventualité est susceptible de se présenter dans cette joute électorale. Il s’agit du cas dans lequel, deux candidats auront un nombre égal de voix. Dans ce cas, un deuxième tour de sénatoriales sera organisé afin de départager ces deux candidats arrivés en tête. Pour rappel, le conseil de la nation est composé de 144 membres. 96 membres de ce dernier (les deux tiers) sont élus via un scrutin indirect et secret, par les grands électeurs qui en sont les élus des APC et des APW. Tandis que le tiers restant (48 membres) est désigné directement par le président de la République, en raison de leurs compétences scientifiques, culturelles, professionnelles, économiques et sociales. Le sénateur est élu pour un mandat de 06 ans.
Rachid B.
