Intensifiant encore leur lutte contre la criminalité sous toutes ses formes, les différentes brigades de la sûreté de wilaya ont enregistré pas moins de 128 opérations durant le mois écoulé.
Les policiers ont interpellé selon un communiqué officiel, 80 personnes au total, dont quarante (40) seulement sont formellement inculpées de délits de droit commun. Un récent communiqué de l’instance sécuritaire départementale fait état, sommairement, d’affaires de commercialisation prohibée de la drogue et des psychotropes ayant impliqué au mois d’octobre dernier, pas moins de 14 personnes. Les descentes policières effectuées, particulièrement celles nocturnes, s’étaient soldées en outre par l’arrestation de neuf individus pour le chef d’inculpation de port d’armes interdites. Il y eut, par ailleurs, selon le même bilan, des actions de démantèlement de bandes de malfaiteurs spécialisées dans le vol qualifié. Le lien entre ces trois délits est clairement établi depuis fort longtemps au niveau des différents corps de sécurité qui tirent un tel constat de divers actes de violence et de vol à main armée, particulièrement perpétrés en zone urbaine. «Dans tout drame, des drogués sont d’une certaine manière impliqués», soutiennent les enquêteurs de la police judiciaire locale.
L’effort s’est donc orienté une fois de plus aux affaires de trafic de drogue, d’autant que celles-ci, compte tenu de leur gravité sont au moindre soupçon de présence de dealers, aussitôt signalées par les citoyens à la police judiciaire et ce, à travers le téléphone 1548. L’on craint, et pour cause, que cette ville universitaire de l’ex Rocher-Noir, naguère paisible, devienne aujourd’hui un véritable marché de drogue et de stupéfiants. «J’ai dû transférer mon enfant à un autre établissement secondaire, au milieu de l’année dernière, pour l’éloigner des dealers qui rôdaient autour de son ancien lycée», a témoigné une ancienne enseignante, dont le fils est candidat au BAC 2016. Les brigades de la police judiciaire, qui luttent inlassablement contre un tel fléau et d’autres délits affectant le bien être de la collectivité avaient interpellé en octobre, quarante autres personnes parmi elles une vingtaine de femmes, dont les dossiers font l’objet d’un examen approfondi au niveau des juridictions concernées.
Salim Haddou

