Aït Yahia Moussa Elles deviennent plus fréquentes en hiver – Des coupures électriques récurrentes

" Ce matin déjà, nous n'avons pas d'électricité&quot,; dira le maire au wali lors de la visite, mercredi dernier, dans sa région. C'est pour dire que les coupures électriques au niveau de cette commune rurale sont récurrentes, notamment en hiver.

« Depuis maintenant une semaine, il ne se passe pas un jour sans que le chef-lieu et beaucoup de villages plongent dans le noir pour au moins cinq à six heures. C’est une situation intenable quand on sait que certains produits alimentaires altèrent dès qu’il n’y a plus d’électricité. Même les établissements scolaires ne sont pas en reste », nous confiera une source proche de l’APC qui précise que nombreux citoyens les ont contactés pour évoquer ce problème. Le maire voit qu’il est temps de remplacer par exemple les câbles classiques par du torsadé.  » Quand il y a du vent, certains câbles sont touchés par les branches d’arbres si bien qu’il y a des courts-circuits qui causent ces coupures », ajoutera la même source. Certes, dans certains villages, à l’exemple de Tafoughalt, une partie du village a bénéficié d’un poste maçonné d’une capacité suffisante, tout de même, les installations, peut être devenues obsolètes, devraient être changées par des équipements nouveaux et sophistiqués. Une chose est sûre: ces interminables coupures sont redoutées d’autant plus qu’en hiver, en l’absence du gaz naturel, aucun foyer ne bénéficie de cette commodité. Nombreux sont donc les habitants des villages qui recourent aux appareils électriques.  » Quand on n’arrive pas à avoir une bonbonne de gaz, on est obligés de recourir aux chauffages électriques. Même les élèves de notre école se chauffent à l’aide de résistances électriques », nous dira un habitant d’Ath Amar Moussa. L’autre problème soulevé par le maire est celui de près de deux mille foyers qui n’ont pas encore bénéficié d’électricité.  » Ce sont des habitations réalisées dans le cadre de l’habitat rural. Généralement, elles sont situées en dehors des grappes de maisons. Tout a été fait à ce sujet, mais, jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous ne voyons pas d’entreprises intervenir sur le terrain », ajoutera le maire durant son intervention devant le wali. Donc, il est à souligner que ce secteur nécessite une attention particulière de la part des responsables concernés afin de soulager un tant soit peu ces montagnards.

Amar Ouramdane