Ils sont restés longtemps sans donner d’olives – Les oliviers nains de la ferme pilote ont fructifié cette année

La ferme pilote de M’Chedallah, laquelle s’étend de Bouaklane jusqu’à Zouzamen sur plusieurs centaines d’hectares et qui est plantée de centaines d’oliviers, connaît, en ce début de campagne d’olivaison, des fortunes diverses. Effectivement, nous avons constaté dernièrement, quelque chose de curieux dans cette immense oliveraie qui fait la fierté de l’ex-Maillot: les oliviers nains, importés de Tunisie et plantés vers les années 1970 dans cette ferme, ont fructifié. Une chose, somme toute, inhabituelle dans cette localité. Incrédules, bon nombre de citoyens de la localité et même d’ailleurs, lesquels connaissent un peu l’historique de ces oliviers, n’en croyaient pas leurs yeux lorsqu’ils ont constaté ces petits oliviers ployés sous l’abondance des olives. Alors que par le passé ces oliviers, qui jouxtent le quartier de Bouaklane, n’ont pas produit la moindre olive. «Tiens, c’est bien curieux. Les oliviers nains ont fructifié cette fois-ci. Cela fait des années que je n’ai pas vu ça!», fait remarquer un voyageur à son ami. Ce qui est d’autant plus inhabituel, ce sont ces ouvriers agricoles qui s’affairaient, depuis quelques jours déjà à récolter les olives charnues de ces petits oliviers, ce qui a donné un décor plutôt inattendu. Eh bien, tant mieux alors pour l’oléiculture dans cette région et pour les oliviers nains, qui, on l’espère, n’en seront pas à leur « première » fructification. Dans le même contexte, nous sommes allés d’une surprise à l’autre au niveau de cette ferme pilote. En effet, après avoir constaté ce petit « miracle » des oliviers nains qui ont donné tous des olives, les autres oliviers, une espèce bien de chez nous, -l’Achemlal en l’occurrence- n’ont presque rien donné cette année. Ces oliviers de taille imposante, qui s’étalent en centaines à la périphérie de Zouzamen, n’ont pas fructifié cette année. Peu d’entre eux ont donné quelques olives, histoire de « sauver » les apparences. Cette situation ubuesque a interloqué plus d’un dans la région. Car, d’une part, les oliviers nains demeurés « stériles » durant des années et ce, jusqu’à faire jaser les « mauvaises » langues quant au choix de leur plantation, lesquels ont fini par porter des récoltes, cette année, de fort belle manière, et d’autre par, il y a ces centaines d’oliviers de l’Achemlal, qui donnaient à chaque fois des récoltes abondantes et qui, on ne sait pour quelle raison, sont devenus « inféconds » cette année.

Y. Samir