Comme à chaque campagne d’olivaison, la commercialisation de l’olive crue réapparaît en plusieurs localités de la vallée de la Soummam. Notre cas se rapporte sur la commune de Tazmalt, où l’oléiculture occupe une place primordiale. Ainsi, sur les accotements de la RN26, qui traverse cette localité située au Sud-ouest de Béjaïa, des points de vente d’olives ont été aménagés, dernièrement, par des jeunes, qui procédaient à l’achat et à la vente des olives crues. Cette activité lucrative, au demeurant, attire les convoitises de plusieurs personnes. Et le prix de ces fruits oléagineux est vraiment alléchant pour tout le monde. En effet, un kilo d’olives crues est proposés à 55 DA.
Le quintal vaut, quant à lui, 5 500 DA! Ce n’est pas un hasard si ces points de vente y pullulent, d’ores et déjà sur les abords de la RN26 bondée d’automobilistes, qui sont originaires de plusieurs wilayas du pays, et qui constituent une clientèle potentielle à ces marchands d’olives! Munis de balances électroniques, les vendeurs patientent de longues heures pour pouvoir s’adonner aux transactions. Cependant, les prix des olives crues pourraient augmenter dans les prochaines semaines, car la demande en ce fruit va crescendo. Beaucoup de ménages, ne possédant pas d’oliviers, procèdent à l’achat de grandes quantités d’olives crues, afin, soit de les conserver avec un peu de sel, ou de les presser dans les huileries pour disposer d’une l’huile d’olive moins chère! Cette activité va s’étaler sur plusieurs mois, tant qu’il y aura des olives à vendre! Généralement, la commercialisation de ce fruit oléagineux à l’état cru peut s’étaler jusqu’au mois d’avril, comme il est de coutume chaque année. Cependant, comme notre société est mue beaucoup plus par le gain rapide que par les valeurs morales, les olives crues ont, aujourd’hui, une valeur marchande, alors que jadis, elles étaient parmi les fruits « invendables » en Kabylie, car tout le monde en avaient et en grande quantité.
Syphax Y.
