La célébration du 55ème anniversaire des événements du 11 décembre a lieu, à compter d’aujourd’hui, à Tizi-Ouzou. Ceci, à travers le programme initié par la direction de la culture au niveau des différentes localités, mais aussi à la Maison de la culture Mouloud Mammeri et le théâtre régional de Tizi-Ouzou. À travers le programme qui s’étale sur quatre jours, on compte mettre en avant l’importance de cet événement marquant de l’histoire du pays, le 55ème anniversaire des événements du 11 décembre en l’occurrence, vu comme un tournant dans l’histoire de la guerre de libération. Il s’agit là d’une habitude à la Maison de la culture qui tient à chaque fois à marquer ce genre de date. Une manière de ne pas laisser l’histoire sombrer dans l’oubli et de la faire connaître aux générations futures. Pour rappel, ce fut le 11 décembre 1960 que des manifestations se sont déroulées principalement à Belouizdad (ex-Belcourt), avant de s’étendre à d’autres quartiers d’Alger pour gagner ensuite la plupart des villes et régions du pays. Une manière de clamer à l’occupant le soutien du peuple au Front de libération nationale (FLN) et au Gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA). Une manière aussi pour les algériens de mettre à nu les méthodes de répressions barbares utilisées par l’occupant français contre le peuple algérien, dévoilant ainsi au monde entier la réalité criminelle et l’horreur du colonialisme français. Ce jour-là les Algériens sont sortis dans la rue pour crier leur refus du colonialisme et exprimer, haut et fort, leur attachement à l’indépendance et à la liberté. Le début du programme est celui du bibliobus attendu aujourd’hui et demain matin au niveau de deux écoles aux villages Lebdhahi, dans la commune d’Aït Aïssa Mimoun, et celui de Timizart Loghbar, dans la localité de Tizi-Ouzou. Les espaces de la Maison de la culture Mouloud Mammeri et ceux du théâtre régional seront occupés, dès demain, par une exposition propre à la manifestation. Une exposition de photos et autres documents est prévue au niveau du hall de la maison de la culture, en plus d’une exposition de livres et une vente-dédicace. Au niveau du petit théâtre, place aux témoignages de Moudjahidine ayant pris part aux événements du 11 décembre 1960. Des conférences d’universitaires et chercheurs en histoire sont aussi à prévoir pour la journée de demain, avec les interventions de Djerbal Dehou et de Samiha Djouahar. Ceci, alors qu’un film-documentaire, réalisé par Saliha Cherbi relatant une de ses visites à la région d’Ifri Ouzelaguen où a eu lieu le congrée de la Soummam le 20 août 1956, va être projeté. Le musée du cinéma présentera aussi, pour l’occasion, un film intitulé «Zone huit» de Lekha Larbi. Le lendemain vendredi, la maison d’édition ‘Al Amal’ tiendra une exposition-vente de livres à la Maison de la culture. Les enfants d’El-kachafa el-islamia el-djazairia de Draâ Ben Khadda ainsi que les élèves du CEM Hamoutène auront droit à une visite guidée au musée régional du moudjahid, selon le programme mis en place. Pour l’après-midi, la direction de la culture de Tizi-Ouzou a prévu un gala artistique avec la participation d’artistes, à l’image d’Arezki Ouali, lauréat de Alhan wa chabab, et de troupes musicales pour l’interprétation de chants patriotiques. Le théâtre régional Kateb Yacine se joint à la célébration avec des présentations de pièces théâtrales, relatives à la guerre de libération nationale. Samedi, pour la dernière journée du programme mis en place, la direction de la culture a prévu, au niveau de la Maison de la culture, la diffusion du film-documentaire «Chahid ala harb» du Moudjahid Mohamed Hadjloum. Il est à noter qu’un programme de proximité est aussi prévu tout au long de ces journées. Un programme qui concernera les centres pénitenciers, en l’occurrence ceux d’Azazga, de Draâ Ben Khedda et de Tizi-Ouzou.
T. Ch.
