Les habitants de la cité de recasement ferment la RN75

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La commune d’Amizour renoue avec les mouvements de contestation, suite à l’action des habitants de la cité de recasement, dans la région de Merdj Ouamane, qui ont procédé hier matin, à la fermeture de la RN75 au niveau de leur localité pour dénoncer l’état dans lequel se trouve leur quartier. Plusieurs problèmes ont été soulevés par les citoyens mécontents, à savoir le réseau d’assainissement dont ils demandent qu’il soit prolongé afin d’éviter des diversement d’égouts pas loin de leurs habitations. Il y a aussi le manque d’éclairage public, le manque d’eau dont le débit est de faible pression et aussi l’apparition de chiens errants à travers les ruelles du quartier menaçant les passants. Selon les dires des habitants de ce quartier, plusieurs doléances ont été transmises à moult reprises aux autorités communales, comme ils ont également tenté d’avoir un entretien avec leur maire, mais en vain. Pour les services de l’APC d’Amizour, et concernant le problème d’éclairage public, le vice président, Abaci Chabane, dira : «L’APC a hérité d’une situation où l’éclairage a été réalisé par la DUC, alors que le poste maçonné était l’œuvre de l’APC, il reste l’équipement qui doit être à la charge de la DUC à qui nous avons transmis plusieurs correspondances». Quant au problème de l’AEP, notre interlocuteur dira que l’APC ne possède pas en ce moment de moyens pour le prolongement du réseau existant. Concernant le manque d’eau même en ces jours de froid et de crues, force est de constater qu’il s’agit d’un problème récurrent qui touche plusieurs villages et quartiers, à l’image de celui de Bousebaa situé sur les hauteurs de la ville dont les habitants ne cessent de créer leur désarroi devant cette pénurie. Pour rappel, la gestion d’eau est cédée, depuis septembre dernier, à l’Algérienne des eaux (ADE), qui, apprend-on, a commencé à faire payer les consommateurs, mais cela n’a pas jusque-là donné son effet escompté en évitant surtout des gaspillages et d’assurer une distribution équitable sur toute la commune. Pour en revenir au mouvement de contestation des habitants de Difour, des pourparlers sont enclenchés avec le chef de daïra de la circonscription d’Amizour, et ce, dans le but de trouver un terrain d’entente qui pourrait au moins déboucher sur la levée du blocage de la route qui fait souffrir, encore une fois, ses usagers.

Nadir Touati

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