Les huileries de la daïra de Tizi-Gheniff ont atteint, au cours de ces derniers jours, leur vitesse de croisière. En effet, alors que leurs aires de stockages se remplissent d’heure en heure, le travail des machines ne s’arrête presque pas durant près de seize heures. «Effectivement, après un début de campagne très timide et malgré la faiblesse de la récolte enregistrée, cette année, il n’en demeure pas moins que les villageois se donnent beaucoup de peine à ramasser quelques sacs qu’ils nous ramènent, le plus vite possible. Comparativement aux années précédentes, cette année, la récolte est très faible», nous confie Djamel, propriétaire de cette nouvelle huilerie, située à Adila, tout en ajoutant que l’an dernier, le rendement avait atteint trente six litres d’huile par quintal d’olives chez certains oléiculteurs, contrairement à cette année où on n’a pas encore atteint ce taux. «Dans l’ensemble, le rendement par quintal d’olives est satisfaisant et même excellent pour certaines zones, comme la région de Beggas, située sur le flanc Nord de la colline, il varie entre 24 et 28 litres par quintal, alors que pour,la zone de Tahachat, dans la basse M’Kira, il n’est qu’à 18 à 20 litres. Toujours, le long de la RN68, l’autre huilerie industrielle qui relève de la commune de M’Kira, possédant deux chaines de traitement, accueille aussi les récoltes de M’Kira, de Tizi-Gheniff ainsi que de Chabet El Ameur, étant à la limite territoriale de cette dernière localité.
«Nous travaillons en deux équipes pour satisfaire notre nombreuse clientèle habituelle, et comme les paysans sont toujours pressés de reprendre au plus vite leur huile, nous faisons tout notre possible pour les satisfaire», nous déclare notre interlocuteur. Et sur les hauteurs de M’Kira, plus exactement à Imaandène, Ahmed, le propriétaire de la nouvelle huilerie qui avait ouvert ses portes, l’an passé semble être satisfait du nombre de clientèle qu’il a, comparé au faible rendement des oliviers des alentours. «Dans cette partie haute de M’Kira, comme vous l’avez déjà rapporté dans vos précédentes éditons, cette année la récolte n’est pas du tout satisfaisante, mais dans la partie basse de la localité c’est le contraire.
Cependant, dieu merci, pour notre activité nous recevons continuellement des quantités de sacs appréciables des oléiculteurs de toutes les localités alentours qui, bien évidemment, étaient habitués aux plus anciennes huileries, mais pour gagner du temps, ils préfèrent venir chez nous, d’autant plus que c’est la même opération», nous déclare notre interlocuteur, avec un grand sourire. Par ailleurs, avec cette faiblesse de la récolte, il en résulte bien évidemment une baisse de l’offre de quantités d’huile à la vente, alors que la demande s’accentue. «Jusqu’à maintenant, tous les oléiculteurs paient pour le service à raison de sept cent (700) dinars par quintal, mais personne ne paie en nature, c’est pour cela que je n’ai pas d’huile disponible. Sinon, à ma connaissance, le prix actuel de l’huile est de 700 dinars le litre», nous confie Djamel.
Essaid Mouas
