Ils réclament la révision de leur statut particulier – Les travailleurs de l’éducation en sit-in, mardi prochain, à Alger

La fédération nationale des travailleurs de l’éducation nationale a appelé l’ensemble de ses adhérents à observer un rassemblement national de protestation, mardi prochain, devant le siège du ministère de l’Éducation. Après un premier trimestre caractérisé par la stabilité le secteur de l’éducation renoue avec les actions de protestation des travailleurs, qui réclament la prise en charge de leurs revendications. La décision de recourir à la protestation a été prise par le conseil national dudit syndicat en guise de protestation contre la non-prise en charge de ses revendications, notamment en ce qui concerne la révision du statut particulier du secteur de l’éducation. «Nous avons déposé une plateforme de revendications, le 11 novembre passé et jusqu’à présent nous n’avons reçu aucune réponse de la part de la tutelle, qui prétend toujours l’ouverture des portes du dialogue», a martelé la fédération dans un communiqué rendu public, hier. De ce fait, cette entité syndicale qui est affiliée au syndicat national autonome des personnels de l’administration (SNAPAP) a décidé de passer à l’action pour se faire entendre. «La fédération nationale des travailleurs de l’éducation a décidé d’organiser un rassemblement de protestation, le 29 décembre prochain, devant le siège de la tutelle, pour faire aboutir ses revendications», a fait savoir le même document. Il s’agit de la révision du statut particulier et du statut général de la fonction publique qui a consacré des dysfonctionnements entre les travailleurs du secteur. Les travailleurs de l’éducation mettent en avant la nécessité de mettre en place des réformes profondes dans ce secteur, notamment en ce qui concerne le côté pédagogique et l’organisme éducatif, «afin d’aller vers une école de qualité», a indiqué la même source. La même organisation syndicale a mis en avant, également, la réduction de l’IRG afin d’assurer aux travailleurs un salaire digne qui couvre leurs besoins, et la régularisation des salaires des retraités.

Samira Saïdj