La traditionnelle foire commerciale de la ville de Bouira a ouvert ses portes, avant-hier, sur l’esplanade du complexe Opow, Rabah Bitat. Organisée deux fois par an, durant les vacances scolaires de l’hiver et celles de l’été la foire est devenue au fil des ans un événement incontournable pour les familles. Celles-ci viennent de partout et surtout en très grand nombre et profitent du rendez-vous pour faire toutes sortes d’achats. Il faut dire que les prix affichés par les exposants défient toute concurrence. À vrai dire, il y en a pour toutes les bourses. La foire constitue, donc, une aubaine et une occasion rêvées pour les mères de familles pour faire de bonnes affaires et à petit prix. D’où peut être l’affluence record enregistrée à chaque édition. Mais il n y pas que les prix qui expliquent cette affluence, la période s’y prête aussi. Coïncidant avec les vacances scolaires, cet événement commercial offre aux familles une occasion pour sortir et changer d’air. Sur place, il y a à boire et à manger. Il y a même de quoi occuper les enfants et les distraire. Un manège pour enfants y est prévu. Les commerçants, une centaine d’exposants à y participer à chaque fois, viennent des quatre coins du pays et même des pays étrangers à l’image de la Syrie ou de la Chine. Ils proposent souvent des remises pouvant aller parfois jusqu’à 50% sur certains produits. Les articles qu’ils proposent sont divers et variés. On y trouve le textile, la vaisselle, les produits cosmétiques, les ustensiles de cuisine, les articles de décoration, les vêtements et chaussures, etc. La foire a aussi cette spécificité d’attirer beaucoup de jeunes filles qui préparent leur fête de mariage. Les futures mariées y trouvent pleins de produits et d’accessoires à prix réduits. Si la foire commerciale fait le bonheur des commerçants et de leurs clientèles, il n’en demeure pas mois qu’elle suscite du mécontentement. À commencer par les commerçants exerçant au centre-ville. Beaucoup s’élèvent contre l’événement et dénoncent ce qu’ils qualifient de concurrence déloyale. L’un des commerçants avaient protesté pour exiger purement et simplement l’annulation de la foire. Or, la réglementation en vigueur autorise l’APC à accorder son quitus à l’organisation de ce genre d’événement deux fois par an. Les propriétaires des auto-écoles sont aussi parmi les voix qui s’élèvent contre la tenue de cette foire. Les gens de cette profession refusent, en effet, à ce que «l’on s’accapare l’espace qui leur sert de circuit» pour en ériger une foire commerciale. Ils avaient protesté à plusieurs reprises contre cet état de fait.
D M.
