«Garantir la sécurité alimentaire comme première phase, puis accéder à l’étape de l’exportation du produit, est la principale ambition de notre secteur, impérativement impliqué dans la mise en œuvre du plan national actuel de développement». Cette déclaration à été faite par le directeur de la pêche et des ressources halieutiques, M. Chérif Kadri, hier lundi, à la maison de la culture Rachid Mimouni du centre-ville de Boumerdès, à l’occasion d’une journée sur l’investissement dans le secteur. Pas moins de trente entrepreneurs, concernés en tant que pisciculteurs ou constructeurs, ont participé à cette rencontre qui entre dans le cadre du programme quinquennal de l’aquaculture. Une période au cours de laquelle les investisseurs susmentionnés seront pris en charge par les différentes instances étatiques, tiendra à préciser le directeur de la chambre de la pêche et des ressources halieutiques, M. Haoues. Prenant à son tour la parole, le représentant de l’agence nationale de développement de l’investissement, M. Ben Abdeslam, qui a insisté sur le financement, considéré comme étant le levier de toute activité économique, a invité les particuliers à se rapprocher des agences de leurs circonscriptions pour y établir une convention. Lui succédant, un responsable régional de la SAA, sise à Tizi-Ouzou, expliquera aux entrepreneurs présents la nécessité d’ «assurer et leur cheptel et leur matériel, en vue de garantir la pérennité de leur entité économique». L’assurance multirisque, garantissant les pertes que peut subir l’assuré est liée, selon ce cadre de la société algérienne d’assurance, aux cas suivants : mortalité du cheptel aquacole, incendies, explosions ou chute de foudre, inondations, tempêtes, dégâts des eaux, séismes, ainsi que les effets de certains troubles sociaux. Lors du débat, le même intervenant donnera d’autres éclaircissement, notamment ceux portant sur les risques assurables, tant au niveau des sites en off-shore, à l’exemple des collisions de navires ou même des attaques de prédateurs, que ceux des sites en on-shore, à l’instar d’une interruption involontaire de l’énergie, de la pollution, des maladies ou du vol des équipements de la pisciculture. Mettant en relief, pour leur part, les avantages qu’offre leur organisme étatique, des cadres de la caisse régionale de mutualité agricole citeront, notamment, l’exonération totale désormais, des droits de douanes concernant l’importation du matériel ou d’autres produits pour l’activité aquacole, alors qu’elle était jusqu’en 2011 à hauteur de 70%. «Et l’investisseur concerné peut trouver auprès de nos services d’autres avantages», promettra encore l’un des intervenants lors du débat. Les investisseurs ayant pris part à la rencontre ont remis enfin à la direction sus mentionnée des fiches de souscription, faisant d’eux, selon leur volonté et leur persévérance, des partenaires sociaux, dans l’optique de la réalisation du programme national d’aquaculture.
Salim Haddou
