Le secrétaire général de l’union de wilaya de l’UGTA Bachir Ramdani, a déclaré, lors d’un point de presse tenu, hier en son siège, que les sections universitaires affiliées à son syndicat vont poursuivre leur grève illimitée jusqu’à la satisfaction entière des revendications. «La situation risque de dégénérer si la tutelle ne prend pas les dispositions nécessaires, de notre coté nous allons frapper fort pour aboutir à nos revendications», a-t-il déclaré. M. Ramdani a souligné que la situation est très critique, et elle dure depuis longtemps, avant d’enchaîner que toutes les négociations entreprises avec le directeur général de l’Office national des œuvres universitaires (ONOU), afin appeler à l’ordre la directrice des œuvres universitaires de Hasnaoua (DOUH), n’ont pas abouti. La genèse de l’affaire a commencé lorsque le partenaire social, qui n’a pas été associé dans la confection du plan de gestion des ressources humaines (PGRH), a rejeté ce plan qui prévoit la création de 118 postes d’emplois. Les griefs portés contre la directrice sont de favoriser l’administration dans la distribution des postes au détriment des travaux les plus importants de l’université, tels que l’entretien, le gardiennage et la restauration. «Le 15 du mois en cours » ajoute t-il, « la réunion tenu avec le DG de l’ONOU a débouché sur le rejet du PGRH», mais indique-t-il «la directrice n’a pas suivi les consignes de ses supérieurs, et a maintenu le plan». Le bras de fer est engagé avec la DOUH, accusée «de mépriser les travailleurs, et de s’accaparer tous les pouvoirs de décision»,déclarent les syndicalistes. A la question de savoir s’il y a des anciens responsables qui manipulent les sections syndicales pour revenir à leur places, M Ramdani a répliqué : «Nous sommes contre le retour des directeurs déchus pour leur mauvaise gestion ou reconnu pour leurs incompétences à gérer des postes qu’ils ont déjà occupés». Et d’ajouter qu’ils n’appartiennent à aucun clan, «nous militons pour une justice dans les résidences universitaires», a t-il plaidé. «Nous avons marre d’une situation imposée par la tutelle», et qui consiste, selon l’orateur, à enlever un directeur pour mettre un autre qui a déjà montré ses limites. Pour étayer ses propos le conférencier poursuit son réquisitoire, en révélant qu’il y a une trentaine de directeurs, «quinze sont en poste, et les quinze autres sont dehors, mais ils sont payés, et attendent impatiemment leur tour», assène-t-il. «L’actuelle directrice, pourtant, limogée en 1998,après une grève de vingt jour, percevait régulièrement son salaire durant sept ans, avant qu’elle soit renommée». Par ailleurs, un jugement a été rendu, avant hier par la chambre administrative près la cour de Tizi Ouzou, formulant l’illégalité de la grève illimitée, déclenchée le 22 janvier par la Coordination des syndicalistes de la DOUH, composée des sections syndicales de Hasnaoua I, II et III, ainsi que la section syndicale de l’ex-habitat. Selon Malik Berchiche, secrétaire de la section syndicale de Hasnaoua I, la directrice a intimé l’ordre à ses subordonnés de ne pas accuser réception du préavis de grève, «parce qu’elle savait ce qui en adviendra», explique-t-il. Le 2e conférencier a dénoncé l’entrave à l’exercice du droit syndical de recourir à la grève. Il dira que la responsable «agit diaboliquement pour casser le débrayage, en soumettant, en guise d’illustration les travaux du nettoyage à une entreprise privé». La plate-forme de revendications déposée par la coordination comprend une quinzaine de points dont notamment l’annulation de l’installation du directeur de Hasnaoua II, réintégration des agents de sécurité sanctionnés injustement et l’affectation d’office des travailleurs. Les autres points sont les accusations formulées par la coordination contre la directrice, tel le refus du dialogue. A ce sujet, M. Ramdani a conclu que les portes du dialogue ne sont jamais fermées, et que l’UGTA a été toujours aux côtés des travailleurs défavorisés.
M. Ait Frawsen
