La ministre de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, Imène Houda Feraoun, a fait savoir, hier à Alger, que l’autorité de régulation annoncera l’ouverture de l’offre relative au lancement de la 4G. «L’autorité de régulation annoncera officiellement, le 7 du mois en cours, l’offre relative au lancement de la 4G, ensuite les opérateurs de la téléphonie mobile soumettront à cet organisme leurs propositions, notamment en ce qui concerne le déploiement de ce service, et les résultats seront annoncés en mois de mai prochain», a affirmé hier, Mme. Feraoun, lors de son intervention au forum de la radio nationale. En souhaitant que la 4G rentrera en service vers la fin de l’année en cours, la ministre a mis l’accent sur la nécessité d’aller le plutôt possible vers la 4G pour ne pas répéter le scénario de la 3G qui a connu un énorme retard dans la distribution. «Après le retard accusé dans le lancement et le déploiement de la 3G, on doit aller vers la 4G au même temps que les autres pays», a insisté Mme. Feraoun. Selon elle, les trois opérateurs de téléphonie mobile sont capables d’aller vers la quatrième génération. «On leur a imposé 10% de couverture et maximum dans quatre ans, la 4G arrivera aux wilayas du sud. Je pense que cela est à leur portée», a précisé Mme. Feraoun. Et d’ajouter : «Les opérateurs de la téléphonie mobile ont récupéré une grande part de leurs investissements dans la 3G, et au lieu de transférer leur devise vers l’étranger, ils pourront lancer des investissements en Algérie», a-t-elle dit. La ministre a tenu à souligner que malgré les énormes charges qui nécessitent le lancement de la 4G, notamment en ce qui concerne l’achat des équipements de cette technologie, «mais les rentes seront considérables d’ici trois à quatre ans». Par ailleurs, en ce qui concerne la mise en œuvre du paiement électronique, le commerce électronique nécessite la mise en place des lois qui protègent les consommateurs et les acheteurs. Dans ce sillage, la ministre de la Poste et des TIC a mis en exergue la nécessité d’installer un organisme commun pour faire l’arbitrage, concernant la fermeture des sites web dangereux. «Algérie Télécom ne peut pas prendre la décision seul concernant la fermeture des sites web pour ne pas toucher à la liberté d’expression», a-t-elle dit. Mme. Feraoun a fait état de deux campagnes de sensibilisation qui seront lancées par son département, durant l’année en cours, sur l’usage positif de l’internet. Il s’agit des campagnes régionales qui seront organisées au niveau des écoles, des maisons de jeunes et même via des sites internet et des conférences au profit des universitaires. «Il faut adapter les services de l’internet selon les spécifiés de la société algérienne», a conclu Madame la ministre.
Samira Saïdj
