Contre la criminalité

Le gouvernement a examiné, la semaine dernière, deux importants avant-projets : celui qui porte sur la lutte contre la criminalité et celui qui porte sur la protection de l’enfance. Le premier propose de renforcer le dispositif juridique existant en matière de lutte contre le banditisme que le président de la République a qualifié, on s’en souvient, lors de l’ouverture de l’année judiciaire 2005 d’une autre forme de terrorisme. Le second projet, lui, propose toute une panoplie de mesures pour protéger les enfants qui courent un danger physique ou moral, il aborde aussi le cas des enfants délinquants, renforçant notamment le rôle du juge pour mineurs. Dans les deux projets donc, c’est la délinquance, qu’il s’agisse de celle des adultes ou de celle des enfants, qui est abordée : l’évolution de la société comme l’apparition de nouvelles formes de criminalités, liées au développement social et à l’évolution de mœurs, nécessite l’amendement des lois, voire la promulgation de nouvelles, pour traiter les nouveaux cas qui se posent au juge. La notion de criminalité ne s’applique pas seulement aux crimes classiques (meurtres, viols, cambriolage, détournements de fonds…. ) mais englobe aussi des délits comme l’abandon de famille, l’enlèvement et le racket, les actes de violence à l’égard des personnes vulnérables, la torture… La criminalité, c’est en fait la violence, envisagée sous ses multiples aspects, c’est l’atteinte aux droits de l’autre ou à ses biens : c’est le rôle de l’Etat de protéger l’individu et d’assurer son épanouissement…

S. Aït Larba