Les préparatifs entamés à Seddouk

L’association des activités de jeunes Cheikh Belhaddad de Seddouk, en prévision d’un festival commémorant le 135e anniversaire du soulèvement des masses paysannes dans la vallée de la Soummam, un certain 08/04/1871, a organisé une rencontre regroupant, des élus de l’APW de Béjaïa, le chef de la daïra, les élus municipaux et les responsables du mouvement associatif relevant de la daïra de Seddouk. Au programme, les moyens humains, matériels et financiers à mettre en œuvre pour la réussite d’un festival que les organisateurs veulent qu’il soit grandiose de par la célébrité du Cheikh, et de son combat contre le système colonial qui ont dépassé nos frontières. Les membres de l’APW, prenant la parole à tour de rôle, ont tous affiché leur disponibilité et leur engagement à faire tout ce qui est en leur pouvoir et compétences pour aider, notamment sur le plan pécuniaire cette manifestation célébrant un pan de notre histoire sous la domination coloniale. Les élus APC pour leur part, bien que confrontés à un blocage qui freine les activités d’envergure de l’assemblée populaire communale, ont tous répondu : « qu’ils ne voyaient aucun inconvénient à voter positivement toutes les délibérations afférentes à ce festival ». Cette rencontre, une aubaine pour les responsables des associations locales, profitant de la présence des autorités locales à leur tête le chef de la daïra de Seddouk, ont trouvé une occasion propice pour déballer les manques de moyens, le niet des institutions qui accompagnent souvent leurs demandes d’aides et de subvention, sans omettre les entraves bureaucratiques auxquelles ils sont confrontés dans leurs multiples démarches. C’est le président de la JS. Takaâtz qui a ouvert le bal en dénonçant l’absence d’infrastructures socioculturelles dans son village, prenant pour exemple le club d’athlétisme local qui, par manque d’une salle de sport, voit les athlètes s’entraîner dans la maison aux morts (Timsalith) du cimetière du village, dira-t-il. Le vice-président de l’association du village Beni Djaâd, dans la commune d’Amalou, enchaînant dans cet ordre d’idée sur les insuffisances matérielles et financières accompagnant les associations, et par ricochet les villages enclavés les plus reculés, a mis en évidence le manque criant d’infrastructures socioculturelles frappant leur localité, allant jusqu’à s’indigner de l’inexistence d’un siège pour l’association locale dont les membres se réunissent dans des garages de particuliers. Tout au long des débats, beaucoup d’intervenants ont pris la parole pour soulever les problèmes presque identiques à chaque association et village de la daïra. A 17h, le regroupement a pris fin avec une collation offerte par l’association dont les membres ont exprimé toute leur satisfaction dans l’avancée de leur projet, et leur gratitude à l’égard des représentants de l’Etat et des élus du peuple qui ont honoré de leur présence cette réunion, et de surcroît ont affiché leur disponibilité à participer de près ou de loin à la réussite du festival en question.

L. B.