Perché sur une colline à plus de 900 mètres d’altitude, le village Imdawen, environ 10 km au nord du chef-lieu de la commune, demeure malheureusement enclavé et marginalisé par les pouvoirs publics…Rien n’y est fait, aucun projet n’y a vu le jour à l’effet de faire sortir cette région de près de 2000 âmes de son isolement. La route, l’unique moyen de connexion avec l’extérieur, demeure impraticable. Pour rallier Imdawen, il faut prendre le bus assurant la desserte Takfa – Bouira, puis terminer à pieds sur une distance qui dépasse les 04 kilomètres. Cet état de fait oblige les citoyens de Imdawen à louer carrément des fourgons à partir de Bouira. Pour ce faire, ils déboursent la somme de 400 dinars. La dernière visite du wali dans la région avait pourtant suscité la confiance, quant au bitumage de la route. Le statu quo pénalise bien entendu les collégiens et les écoliers du village. Les premiers font un parcours de combattant afin de rejoindre leur établissement. Les seconds, même si une école primaire existe dans la ville, se rendent dans d’autres villages pour étudier. A souligner, à ce propo, que les enseignants affectés à Imdawen refusent de s’y rendre à cause justement de ce problème de transport. L’hiver, les problèmes se multiplient. Pour se réchauffer, il faut aller chercher la bonbonne de gaz à Taghzout, à 10 kilomètres du village. A noter aussi que jusqu’au jour d’aujourd’hui, Imdawen est privé de réseau d’assainissement, d’éclairage public et autres commodités.
Slimane Choudani
