« Je suis ravi de me retrouver au sein d’unités faites dans la difficulté par des pionniers qui ont cru en l’investissement, en la valeur ajoutée et en la création de richesses.
C’est malheureux de se retrouver dans des zones d’activités qui n’ont que le nom. Des lots attribués mais non exploités. Cette situation ne peut durer encore davantage. J’agirai en conséquence après mon diagnostic et un état des lieux. Nous ciblerons les véritables créateurs de richesses. Nous sommes là pour encourager l’investissement et non pour le bloquer. Les zones d’activités doivent être assainies et ne doivent plus être des lieux de débauche comme c’est le cas ici à Tala Athmane, comme vous pouvez le constater de vous-même. Le foncier également a besoin d’être assaini. Le terrain non exploité sera récupéré et réaffecté à celui qui voudrait le travailler. Les extensions sont aussi à encourager. Nous travaillerons avec toutes les bonnes volontés. Nous œuvrerons afin que notre wilaya ait 16 PME pour 1 000 habitants. Il faut rétablir les équilibres !», tels sont les propos du wali, qui a eu du mal à cacher sa colère à partir de Tala Athmane. Le wali de Tizi-Ouzou, M. Brahim Merrad, s’est déplacé à travers la daïra de Tizi-Ouzou (pour sa 2ème visite) ce mercredi 13 janvier 2016, en compagnie du chef de daïra, du P/APW, du P/APC et des élus locaux et parlementaires. La délégation s’est rendue au village Bétrouna où il y a eu une présentation du projet de gaz naturel concernant cinq localités dudit village, soit 32 250 foyers. Sur 1 960 branchements prévus, 511 ont été réalisés. Les consistances financières s’élèvent à 228,657 millions de DA. Il est à rappeler que la participation de l’Etat est de 75 % ; celle de la Sonelgaz de 25 % ; le citoyen contribuera avec une somme de 10 000 DA. Le taux de pénétration dans la commune de Tizi-Ouzou est 91,19 % et sera relevé à 99,38 % après les travaux en cours. Au CEM (base 5) Aïn Meziab, le wali s’est rendu dans une classe à l’heure du cours de Tamazigh. Le deuxième point est le village Hasnaoua où le wali a eu à visiter le chantier d’une salle de sport à Azib Ahmed dont les travaux ont démarré le 10 septembre 2015 pour un délai de 12 mois. Le montant du marché est 39 846 120,21 DA. Le wali a demandé au DJS et à l’entreprise réalisatrice d’accélérer les travaux. Le projet de réalisation de la résidence universitaire de 2 500 lits sur les 10 500 prévus à Rehahlia pose problème. Le projet accuse un retard que l’entreprise (Sarl Ergosots – Bouira) incombe à la grève des travailleurs du trésor. Le DLEP ne l’entend pas de cette oreille. On se renvoie la balle : qui a raison ? Qui a tord ? Dans tout cela, ce sont les étudiants qui en sont les premières victimes, eux qui attendent toujours leurs lits et suivent leurs cursus universitaire dans de bonnes conditions. Mais ce n’est pas le cas pour le moment et les 2500 lits ne seront pas livrés dans les délais d’autant plus qu’il y eut une prolongation de délais. À Timizart Loghbar, le wali a visité la salle de sport. Le comité du village a saisi cette occasion pour remettre une plate-forme de revendications au wali. Le délégué parle de l’eau potable qui arrive aux robinets et qui a un goût de rouille. Il faut revoir la conduite et le diamètre du réseau. Il évoquera aussi l’impératif d’un stade pour les jeunes. Des propositions que le wali a retenues et une étude sera faite en présence du P/APC. Ensuite, le wali s’est rendu à Tala Athmane où il a visité trois unités : OSMOS, briqueterie Iratni et Tizi-Plast. La première : SPA groupe Osmose, complexe industriel des détergents. La briqueterie Amraoui est opérationnelle depuis juin 2015. Elle produit 400 tonnes/jour et emploie une centaine d’ouvriers. À l’unité Tizi-Plast, spécialisée dans la fabrication de films polyéthylènes destinés aux secteurs de l’hygiène, l’industrie ou l’agro-alimentaire. Dans son intervention, M. Medjkouh Méziane de la direction de la chambre de commerce de Tizi-Ouzou a relevé «les efforts des pouvoirs publics qui ont accompagné ces investisseurs. Nous avons reçu les assurances gouvernementales pour relancer le secteur de la production. Le PIB était de 25 % en 1980, il est aujourd’hui à moins de 5 %. Il est urgent de relancer ce secteur et les investisseurs ne demandent pas plus». Le P/APW insiste de son côté à ce que les lots non exploités soient récupérés et redistribués à ceux qui créeront des emplois et des richesses. La visite du wali s’est terminée au projet 1001 logements et 36 villas promotion Hassen Malik. Le chef de l’exécutif a écouté avec attention les responsables du projet Echo quartier qui assurent la réalisation de ces logements.
«Nous irons vers la modernisation de la wilaya de Tizi-Ouzou»
Le wali de Tizi-Ouzou a effectué dans la matinée d’avant-hier Jeudi, plusieurs visites de travail et d’inspection à travers les chantiers de la commune du chef-lieu. En effet, lors de son passage (le wali) au centre de désintoxication- en chantier-, le Pr. Ziri, en présentant ce dernier comme l’unique dans la région, même s’il date de 2006, (un retard d’une dizaine d’années ne peut se rattraper), dira que «l’implantation du centre de désintoxication au sein même du CHU, Nedir Mohamed, de Tizi-Ouzou n’est pas un pur hasard. Nous aurons besoin d’équipes pluridisciplinaires, de matériel adéquat et d’un personnel qualifié : réanimateurs et cardiologues». C’est un centre de 40 lits pour une AP de 137 000 000,00 DA (après deux réévaluations dont la seconde date du 29 Mai 2013), les travaux ont débuté le 02 Mars 2010. Une enveloppe de 20 millions de DA est prévue pour les équipements. Il y aura des consultations, des hospitalisations et des formations pour 60 places pédagogiques. Un espace thérapeutique y est prévu. Le DG du CHU nous rappelle l’enquête qu’il avait dirigée, lui-même, touchant 1 100 étudiants au niveau de l’université : «la toxicomanie est en évolution dangereuse dans notre société. Il y a plus de consommation de cocaïne et d’héroïne. Dans les lycées, l’enquête n’est pas faite mais, elle est envisageable. Les résultats de l’enquête seront connus dans les prochains jours». Ce centre sera également un centre d’études, de recherches et de prévention en associant toutes les couches de la société. Il est d’impact national après Blida et Oran. La délégation s’est rendue, par la suite, au nouveau siège de la DPTIC réalisé pour un montant de 70 millions de DA, où les travaux sont à 95 %. Là le wali a profité de l’occasion pour dire aux responsables des PTT qu’«Il y a un manque flagrant en terme de couverture dans les PTT. Je donne des exemples : des gens n’ont pas de téléphone y compris les zones industrielles que j’ai visitées, hier, à Tala Athmane. En 2016, il n’est pas normal que les établissements scolaires ne soient pas dotés de réseaux téléphoniques et de la fibre optique. Toutes les communes doivent être raccordées et tous les bureaux de poste fermés durant une certaine période doivent être rouverts». Pour le P/APW, c’est un retard considérable qu’il faut combler progressivement. Le directeur qui vient d’être installé se défend : «il y a environ une vingtaine de bureaux de poste proposés à la réouverture. Les autres sont subordonnés à l’accord de sécurité de daïra !». La visite s’est poursuivie dans d’autres chantiers; à l’INSFP (CFPA) qui est un joyau d’environ 165 million de DA, réalisé à 95 % et qui sera livré incessamment avec 500 postes, selon le directeur Abdennacer Arab. Le directeur de l’hydraulique, Hameg Rachid, de son côté présente le projet de réhabilitation du réseau d’AEP pour la ville de Tizi-Ouzou, où des travaux sont déjà lancés au niveau de Harrouza : «notre secteur centralisé a inscrit de grandes opérations concernant onze villes pour la réhabilitation du réseau d’AEP pour un montant global de 27,5 milliards de DA, parmi ces villes, il y a Tizi-Ouzou où il faut réhabiliter 36 km de canalisations, 2 000 branchements, quatre stations de pompage à réhabiliter, sept réservoirs à réhabiliter et un à réaliser (3000 m3)». En ce qui concerne le parc citadin de Harrouza, celui-ci, pose un grand problème. Le projet de la liaison sortie Est de Tizi-Ouzou (Redjaouna-Boukhalfa) n’est pas approuvé par les autorités locales. «Avec ce tracé la forêt Harrouza qui est le poumon de Tizi-Ouzou va disparaître. Chose que je refuse», dira le P/APC. Devant les différentes positions des uns et des autres, certains ont approuvé le projet, et d’autres l’ont refusé tel que le maire et ses élus, et à ce effet, une réunion sera programmée au siège de la wilaya, avec le wali, une manière de calmer les esprits. Une solution sera trouvée en présence de tous. Par ailleurs, le nouveau CFPA, à la rue des frères Belhoucine, qui est en voie de réalisation par la direction de la formation professionnelle pour un montant de 278 528 467,46 DA, et qui sera livré en 2017, a fait aussi l’objet de visite du wali. Non loin, ce dernier a inspecté le chantier de réalisation d’une salle OMS de 500 places pour 145 millions de DA environ, où le taux d’avancement des travaux est de 25 %. Cette visite de travail s’est achevée au siège de l’APC de Tizi-Ouzou où l’une des responsables a présenté à la délégation, la commune de Tizi-Ouzou sur un datashow : services, personnels et infrastructures implantées (tous secteurs confondus). Au cours de son intervention, le wali se dit : «ravi des efforts consentis par l’équipe dirigeante, à sa tête le P/APC, M. Aït Menguellet Ouahab. Et nous mettrons à la disposition de l’APC tous les moyens nécessaires pour satisfaire les citoyens. J’apprécie cette manière de faire, nous irons vers la modernisation de la wilaya de Tizi-Ouzou». Le wali, accompagné de la délégation, fait une tournée à travers les nouveaux services et bureaux. «Un service d’état civil refait à neuf et des bureaux pour les documents biométriques qui seront ouverts dès réception du matériel nécessaire», dira le chef de daïra, M. Doumi Djilali. À l’issue de la visite, nous avons demandé ses impressions au P/APC : «C’est la reprise des prérogatives des élus et le contact direct avec les citoyens». Ce dernier revient sur la forêt de Harrouza : «je suis contre le projet du parc. Il y a une loi qui protège l’environnement, alors, appliquons-la à tous les niveaux !».
Arous Touil

