Pour célébrer la nouvelle année amazighe 2966, le comité du village Aït Amar Moussa a appelé pour le vendredi dernier, tous les villageois à une journée de volontariat, afin de nettoyer tous les coins et recoins du village, même si une opération similaire avait été organisée il y a quelques mois. «Pour accueillir ce nouvel an berbère 2966, que nous avons par ailleurs fêté le mardi 12 janvier, comme chaque année, depuis la nuit des temps, nous avons pensé qu’il fallait à cette occasion nous réunir et nous retrouver tout en alliant l’utile à l’agréable en organisant un volontariat», nous confie M. Louni, membre du comité du village. Après un petit briefing tenu par le président du comité du village qui les exhorta à faire de leur mieux pour que leur village et ses environs reflètent sa vraie image que tout le monde connaît, les volontaires, munis de grands sacs poubelles et de gants, et par petits groupes, s’éparpillèrent à travers non seulement la localité d’Aït Yahia Moussa mais bien au-delà. Il faut savoir que, chaque jour, de nombreux étrangers se rendant à Tizi-Ouzou ou à Boumerdès traversent le village et s’y arrêtent pour prendre un café avant de reprendre leur route. Pour les volontaires, dont des étudiants et des fonctionnaires, ce fut une occasion pour se retrouver et échanger des nouvelles. «Pour le jour de Yennayer, malheureusement, j’étais à Alger où je travaille. Je n’ai donc pas pu partager la joie de cette fête avec les miens. Mais dès que j’ai su que le comité du village avait décidé d’organiser ce volontariat, je sautai sur l’occasion. Je ne pouvais m’y soustraire, c’est une obligation pour tous les citoyens valides du village. Et même ceux qui sont loin se doivent de rentrer au village donc, c’est un réel plaisir de partager ces moment avec mes cousins, mes amis et mes voisins. Ce sont de telles initiatives qui font la particularité de notre société villageoise kabyle», nous déclare un volontaire, cadre dans une administration. Le travail s’est déroulé dans une grande ambiance faite de rires et d’espiègleries, avec de temps à autre une pause pour siroter un café ou un thé dans la joie et la bonne humeur. Et tout le long de la journée, des sacs remplis de détritus et d’ordures se sont alignés le long de la chaussée.
Essaid Mouas
