On ne peut aborder le sujet brûlant de la sécurité routière et omettre de parler de la signalisation et son respect par les usagers ainsi que par ceux chargés de la mettre en place. Depuis environ un mois, les plaques d’indication refont surface sur la route nationale n°15 reliant Oued Aïssi à Aïn El Hammam. Cette louable initiative des services concernés est appréciée par les automobilistes bien qu’elle demeure incomplète. Les virages dangereux, les chaussées rétrécies et surtout les passages d’écoliers sont signalés à l’attention des automobilistes par des plaques réfléchissantes. Cependant, les panneaux ne se trouvent pas toujours à l’endroit souhaité. A quoi servirait-il d’indiquer un danger s’il ne l’est pas, au moins 150 mètres avant de l’aborder, comme il est stipulé dans le code de la route. Par ailleurs, et toujours concernant la signalisation verticale, il y a lieu de relever l’absence totale de plaques aux carrefours dangereux. Le premier où plusieurs accidents ont été signalés est le croisement entre la route nationale n°15 et la RN 71, venant de Béni Yenni. En l’absence d’indications, les automobilistes continuent de se disputer la priorité alors que le code de la route est clair. Un autre danger guette les usagers de la route à la sortie de la bretelle reliant l’hôpital à Michelet via Akkar. Le panneau indiquant le « stop » a disparu depuis des lustres créant ainsi une situation confuse. Les conducteurs continuent de traverser les carrefours au jugé. Quant à la signalisation horizontale, apparue à un certain moment, elle a complètement disparu de nos routes. La route nationale 71, très fréquentée, de même que les chemins de wilaya doivent faire l’objet de l’attention des pouvoirs publics en y installant des plaques. Les actes de vandalisme sont signalés un peu partout, ce qui rend la tâche difficile et onéreuse. Cela ne justifie pas pour autant le vide qui prévaut sur certains axes. Notre sécurité qui doit être le souci quotidien de ceux qui doivent y veiller, passe aussi par la sécurisation des routes.
Nacer Benzekri
