La cueillette des olives tire à sa fin dans les localités situées dans la vallée du Sahel, à l’instar de M’Chedallah, Chorfa, Ath Mansour, El Adjiba et bien d’autres. En effet, les cueilleurs s’affairent à cueillir les dernières olives « accrochées » encore aux oliviers, avant de remiser tout le matériel aux placards pour la prochaine campagne oléicole. Faut-il noter que la récolte cette année est plus que satisfaisante, si l’on se tient aux conditions difficiles dans lesquelles a « évolué » l’oléiculture cette année, avec cette sécheresse qui a failli tout chambouler, n’était-ce la chute de ces pluies salvatrices durant l’automne dernier, lesquelles ont « ressuscité » des oliviers agonisants. Cependant, nous avons déploré des faits désolant dans les oliveraies essaimant cette région riche en vergers oléicoles, où, une fois la cueillette terminée, les oliviers ne sont ni taillés, ni élagués. Nous avons fait ce constat amer dans plusieurs localités, où les oliviers, une fois soulagés de leurs fruits, ne bénéficient d’aucun entretien. Les cueilleurs viennent récolter et s’en vont, comme dirait l’autre. C’est vraiment ahurissant. Alors que l’olivier a besoin de soins pour donner plus et s’épanouir, la taille et l’élagage lui sont très indispensables pour qu’il donne plus de fruits. Ce procédé millénaire permet une meilleure aération pour l’olivier, et ce, en le débarrassant de ces branches superflues qui ne donnent pas, en conséquent, un bon rendement en huile d’olive, à l’exemple des branches qui poussent au milieu de ces arbres. D’habitude, une fois qu’un olivier est « soulagé » du poids de ses olives, il est aussitôt taillé et élagué de sorte à permettre à de nouvelles branches de pousser en donnant plus d’olives, mais force est de constater que ces travaux primordiaux, au demeurant, ne sont pas effectués par les propriétaires des oliveraies. Celles-ci ressemblent beaucoup plus à des « jungles », où les branches sont touffues et s’enchevêtrent entre elles. Les oléiculteurs sont censés savoir que la taille est cruciale, car c’est grâce à ce procédé que le soleil atteint les fruits et que la pollinisation se produit facilement, de même pour la sève qui monte sur les branches taillées en stimulant la création des rameaux, qui seront chargés d’olives l’année d’après.
Y. Samir
