Lancement d’un système balistique

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Dans le cadre de la consolidation de l’Etat de droit, le commandement de la Gendarmerie nationale a opté pour la mise en œuvre de moyens techniques permettant la manifestation de la vérité par la preuve scientifique.L’intime conviction des juges ne suffira plus à elle seule. C’est ainsi qu’un système balistique permettant l’identification d’une arme par une comparaison des douilles et des balles emmagasinées dans une base de données a été lancé depuis avril 2004.La première opération consiste en la numérisation des douilles des armes à canons lisses (fusil de chasse). Au 19 mars 2005, plus de 45000 douilles ont été numérisées. Le système IBIS est un système mathématique qui extrait une signature unique de spécimens scannés et applique des algorithmes de corrélation sophistiqués afin d’identifier les correspondances potentielles de balles et de douilles mémorisées dans une base de données.Le principe de ce système consiste en la récupération des balles sur les lieux du crime et de les envoyer à l’opérateur. Si une douille est trouvée sur les lieux d’un crime, l’arme est automatiquement identifiée après l’analyse de la signature. S’agissant d’une importante opération, elle a été centralisée au siège du commandement de la Gendarmerie nationale. Lors de la saisie d’une arme qui aurait servi à la commission d’un crime, l’enquêteur doit accorder une attention particulière. Il s’agit de rechercher la présence possible des traces de sang et d’empreintes digitales du malfaiteur, puis de vérifier son chargement (nombre de cartouches restantes, son mécanisme et l’état du canon dans lequel peuvent subsister des traces de poudre).Pour cela, il faut évidement que l’arme n’ait pas fait l’objet de manipulations de la part de personnes non habilitées qui peuvent effacer les marques pouvant s’y trouver. Toute arme suspecte doit être emballée intacte dans un scellé et envoyée au laboratoire balistique.Chaque arme porte un numéro gravé dans la masse du métal par le fabricant et que certains malfaiteurs tentent d’effacer en l’oblitérant par martelage ou par limage afin d’empêcher toute identification. Selon la gendarmerie nationale, il faut aussi lutter contre le trafic d’armes et de munitions. Entre le 1er janvier et le 22 mars 2005, les unités de la Gendarmerie nationale ont saisi 20 fusils de chasse détenus illégalement et récupéré 8683 cartouches et 31,5 kilogrammes de projectiles. A titre indicatif, le 17 février 2005, la brigade de la Gendarmerie nationale de Tazmalt a interpellé quatre personnes en possession de deux fusils à pompe, un fusil de chasse et 50 cartouches de calibre 16 détenus illégalement.A cette occasion, le colonel Ayoub, chargé de la cellule de communication au niveau du commandement de la Gendarmerie nationale, nous a déclaré que : « Cette opération sera clôturée une fois toutes les armes en circulation mémorisées » avant d’ajouter que « la Gendarmerie nationale et la Sûreté nationale travaillent en étroite collaboration pour la maîtrise de ce dossier délicat ».

B. Nawel

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