Ce qui fait grincer les dents à Tachtiouine et les hameaux environnants ces derniers temps ce sont ces chantiers de raccordement au gaz naturel laissés à l'abandon par les entreprises ayant pris en main les opérations retenues pour ce village.
En effet, la colère monte au sein de la population qui ne tarderait pas à protester contre cet abandon. » À Tachtiouine, à Ighil Ouqavli, à Iramadanène, à Ihamdiouiène et les autres hameaux, les tranchées creusées par les entreprises sont abandonnées. Même si on a interpellé les autorités locales ainsi que la direction de l’énergie et des mines, nous ne voyons rien venir. C’est un laxisme au grand jour », nous dira, en premier lieu, M. Mohamed Chebouti, un citoyen du village. Cet interlocuteur poursuivra en signalant que la nouvelle conduite d’eau qui alimente cette localité à partir des forages de Oued Bougdoura peine à être livrée. » Au grand virage d’Imoulak, justement, l’une des entreprises a causé une grosse fuite d’eau. Et celle-ci n’est pas encore réparée », ajoutera le même interlocuteur. Celui-ci enchaînera en nous apprenant que même l’accès à la station de reprise (SR 2) est fermé par le propriétaire terrien. De son côté M. Chikh Mustapha, élu à l’APC et membre du comité de village évoquera d’autres manques. Il parlera de l’état délabré de l’école primaire du village. » C’est une école ancienne qui ne dispose ni d’un portail d’entrée ni de chauffage. Même les sanitaires refaits récemment ne sont pas fonctionnels », précisera-t-il. Et d’aborder le cas du foyer pour jeunes. » Tout simplement, il est à l’abandon. Il est devenu un lieu de regroupement aux délinquants et aux consommateurs d’alcool. Pourtant, s’il était mis en service, c’est le contraire qui se produirait », estimera cet élu. « Alors que le problème du logement de fonction occupé par un couple d’infirmiers travaillant ailleurs n’est pas réglé il demeure toujours fermé. L’APC avait même engagé une action judiciaire pour le récupérer, en vain. Quant à l’état de cette unité de soins, il est piteux. En plus de sa vétusté les eaux pluviales traversent la dalle et tombent souvent sur les malades. L’infirmière qui n’a pas de logement et qui vient de loin ne peut être sur les lieux à l’heure », souligneront les deux interlocuteurs. Et de revenir sur l’assainissement, en nous apprenant qu’une rallonge de 600 mètres linéaires leur a été promise par les autorités en plus des 1 500 mètres dont ils ont bénéficié mais sans voir rien venir. Concernant les entreprises qui ont abandonné les opérations de gaz, le maire nous a répondu que la direction de l’énergie et des mines a été saisie par écrit afin d’en retenir d’autres à leur place. » Nous interpellons toujours le wali et le directeur de la DMI à intervenir », a-t-il insisté. Quant à la conduite d’eau, il nous a confié que, dès ce mercredi, elle sera raccordée aux réservoirs d’eau potable qui desservent ce versant. « Pour les autres manques, nous essaierons de les prendre en charge dans les prochains PCD et sur le budget communal », rassurera le P/APC.
Amar Ouramdane

