éducation nationale Contestant leur expulsion des logements de fonctions – Les enseignants retraités interpellent Benghebrit

Le problème des logements de fonction relevant du secteur de l'éducation nationale occupés par les enseignants retraités est toujours de mise.

Les retraités du secteur de l’éducation nationale interpellent la ministre de tutelle sur les décisions de leur expulsion des logements de fonction qu’ils occupent encore, et qui constituent leur seule demeure. En effet, plusieurs enseignants retraités ont reçu des mises en demeure pour quitter leurs logements de fonction. Pis encore, ces derniers ont reçu des jugements définitifs de la justice leur ordonnant de sortir de leurs logements. Cela se passe au moment où la première responsable du secteur avait assuré que « le ministère s’attellera à intégrer les enseignants retraités dans les programmes d’habitat mis en place dans chaque wilaya ». «La tutelle n’abandonnera pas les retraités qui n’ont pas de logements», avait-elle rassuré. Le ministère et la wilaya aideront les employés du secteur qui ont occupé des logements d’astreinte au niveau des établissements d’éducation et qui n’ont pas bénéficié d’une des formules mises en place par le gouvernement et les intégreront dans les programmes de wilaya, avait indiqué la ministre. Par contre, les retraités du secteur de l’éducation ont été étonnés de recevoir avant-hier des mises en demeure pour quitter leurs logements. Poursuivis en justice par les inspections académiques de leurs wilayas de résidence, ils sont aujourd’hui sous la menace d’être expulsés des logements de fonction. En effet, «les enseignants retraités vivent avec la peur de l’expulsion et de se retrouver du jour au lendemain dans la rue, et ce, au su et au vu du département de Nouria Benghebrit qui avait fait la promesse de ne pas les abandonner», déplore Mme Semati, qui occupe un logement de fonction sis à l’école Youghorta, à Alger. Cette dernière nous dira : «Je suis lésée dans mes droits, bien que j’aie consacré toute une vie à former des générations d’Algériens». Le ministère de l’Éducation nationale avait donné en effet des instructions pour «libérer les logements d’astreinte des fonctionnaires qui ont dépassé les délais d’occupation des lieux». Benghebrit avait souligné que l’enquête réalisée par ses services, en collaboration avec les autorités locales, à travers 48 wilayas, a démontré que plusieurs fonctionnaires continuaient à occuper ces logements, après leur départ en retraite.

L. O. Challal