Aït R'zine Les prix ne cessent d’augmenter de manière excessive – Les olives crues à 93 DA/kg !

Aït R’zine, dont le chef-lieu communal Guendouz est situé à 85 kms au Sud-ouest de Béjaïa, est considérée comme la commune la plus riche en vergers oléicoles à l’échelle de la wilaya de Béjaïa, et ce, avec une superficie de pas moins de 4 000 hectares, tous plantés d’oliviers!

Un parc oléicole, somme toute, imposant qui fait d’Aït R’zine l’une des localités qui produit le plus d’huile d’olive dans tout le pays. L’oléiculture dans cette municipalité occupe la majeure partie des terres agricoles. La densité de cette culture est remarquable ; il est loisible de constater cela dans tous les villages de la commune, lesquels regorgent d’oliviers centenaires, produisant une huile d’olive Bio et de très haute qualité.

Actuellement, la campagne oléicole tire à sa fin dans cette région, quoiqu’il reste encore quelques ménages et autres propriétaires d’oliveraies qui continuent à ramasser les dernières récoltes. Aït R’zine offre encore ce décor d’une localité rustique et très attachée à sa terre nourricière. La plupart des ménages arrivent à tenir le coup devant la dégringolade du pouvoir d’achat grâce aux revenus supplémentaires provenant de la vente de l’huile d’olive et des olives crues ou séchées.

Ce dernier volet, comme nous l’avons constaté dernièrement, connaît un regain d’intérêt fulgurant ces derniers temps. En effet, la vente des olives crues fait fureur, depuis le début de la cueillette des olives, dans cette municipalité. Effectivement, les accotements de la RN106, qui passe par cette région, sont transformés en points de vente de ce fruit oléagineux sur qui pèse une forte demande de la ménagère. Des jeunes tiennent « échoppe » en plein air pour s’adonner à l’achat et à la vente de grandes quantités d’olives crues à presser ou à sécher. Ce commerce juteux, au demeurant, attire les convoitises de plusieurs personnes, en ce sens qu’il leur permet de faire de gros gains. Et comment?

Lorsque l’on sait que les olives crues et charnues, qui étaient cédées, vers le mois de novembre dernier, à 40 da/kg seulement, se négocient, aujourd’hui, à pas moins de 93 da/kg ! Ce qui fait que le quintal d’olives est vendu à 9 300 da! Beaucoup de ménages, qui ne possèdent pas d’oliviers, trouvent, là une aubaine, du moment que l’achat et la trituration des olives crues leur revient moins chers que l’achat de l’huile d’olive laquelle est cotée à 700 da/litre! Tout compte fait, si le quintal d’olives donne un rendement moyen de 20 litres, par exemple, le litre d’huile coûtera à un ménage, si l’on inclut le prélèvement du propriétaire de l’huilerie, entre 500 et 600 da au plus!

Syphax Y.