Le réseau routier implanté dans la commune de Boudjellil, située à 87 kms au Sud-ouest de Béjaïa, se trouve dans une situation peu reluisante, et ce, eu égard à la détérioration de la couche bitumeuse des tronçons qui desservent les différents villages. Parmi ces chemins, il y a le CW42, long d’environ 15 kms, lequel s’use d’année en année pour laisser les usagers dans le désarroi total à cause de son impraticabilité sur plusieurs parties. Ce chemin, qui relie la RN n°5 parcourant la wilaya de Bouira et la RN n°106 desservant les chefs-lieux des wilayas de Béjaïa et de Bordj Bou Arreridj, est en proie à l’usure et au délabrement, car il ne bénéficie pas de travaux d’entretien et de confortement. D’aucuns, n’ont pas souvenance de quelconques travaux de restauration et de désenvasement surtout après la tombée des pluies torrentielles qui mettent à mal la chaussée. Comme il est le cas, ces derniers jours, où les pluies qui se sont abattues, dernièrement, ont fini par aggraver l’état de ce chemin névralgique et très emprunté surtout par les routiers. Le constat que nous y avons fait est sans appel: la couche du bitume de ce tronçon se détériore de plus en plus après chaque intempérie. Les caniveaux qui devaient drainer les eaux pluviales sont oblitérés et envasés, ce qui laisse les eaux inonder la chaussée en rendant la circulation difficile voire impossible à certains endroits. Les torrents affouillent et creusent en conséquence les accotements de ce chemin en grignotant le bitume. Les flaques d’eau se forment sur les bas-côtés de ce chemin en gênant énormément les automobilistes qui, n’ayant aucun choix, « mettent » les roues dans ces mares d’eau avec tous les risques que cela peut engendrer. Pour leur part, les crevasses et autres trous jalonnent la chaussée en compliquant davantage la circulation routière. Et comme pour rajouter une couche, les détritus et autres déchets en tous genres balancés par des automobilistes inconscients à travers les fenêtres de leurs véhicules, s’entassent sur les abords et les caniveaux en les obstruant. La réhabilitation et l’entretien régulier de ce chemin s’imposent d’eux-mêmes, car ce tronçon connaît un trafic routier important puisqu’il est considéré comme un excellent raccourci pour relier la vallée de la Soummam au lieu d’emprunter les RN n°26 et n°15 qui connaissent des embouteillages quotidiens !
Syphax Y.
