Les locaux commerciaux à l’abandon

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Les locaux commerciaux destinés aux chômeurs d’Aït Yahia, une commune relevant de la daïra d’Aïn El Hammam, sont en ruines. Situés à une centaine de mètres du lycée de la localité légèrement à l’écart des immeubles d’habitation, personne n’a daigné protéger ce bien construit avec des centaines de millions déboursés par l’état pour réduire le chômage endémique qui frappe de plein fouet Aït yahia, tout autant que les communes voisines, d’ailleurs. Lors de notre passage sur les lieux, nous avons été surpris de trouver le bâtiment dans un état déplorable. La toiture a été complètement arrachée et emportée par des malfaiteurs qui n’ont laissé ni le bois de la charpente ni les tuiles qui la recouvraient à la fin des travaux exécutés par une entreprise privée. Les portes et fenêtres des quatre vingt seize locaux répartis sur plusieurs étages, ont été démontées et emportées par des brigands qui n’ont jamais été inquiétés afin qu’ils rendent compte de leur sale besogne. Ne demeurent à la place de la boiserie que des trous béants par où s’engouffrent la pluie et le vent qui finiront par s’attaquer aux enduits avant de réduire à néant toute la structure. «Si les locaux commerciaux avaient été attribués au moment opportun, près d’une centaine de chômeurs seraient, en ce moment, en train de vaquer à des activités de commerce dans ce bâtiment à une centaine de mètres seulement des habitations de la nouvelle ville», commente un habitant que nous avons rencontré sur les lieux. Navré par «ce gâchis», il s’en prend aux responsables qui ont laissé se dérouler de tels actes sans mettre le hola dès le début du saccage. Les citoyens se demandent s’il «faut laisser ce qui reste de la bâtisse, à la merci des intempéries et attendre qu’elle tombe, brique par brique ou essayer de sauver ce qui peut l’être». «Si les autorités ne peuvent réparer les dégâts, faute de budget qu’ils attribuent, alors ces locaux à des structures étatiques qui se chargeront de les réaménager. Aït Yahia qui ne dispose d’aucun autre service que la poste et la CNAS pourrait, de ce fait, y attirer une banque, l’ANEM ou tout autre organisme dont la population a grandement besoin. Mais avec l’état de ruines dans lequel ils se trouvent, leur réparation éventuelle devrait coûter très cher au trésor public, ce qui n’est guère facile, considérant la conjoncture financière actuelle. Une perte pour les chômeurs qui continueront à passer leur temps à effectuer de menus travaux ou à remplir les cafés maures.

A.O.T.

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