M'Chedallah Mis en vente sur les accotements de la RN15 à Raffour – Les étourneaux cédés à 100 DA

Malgré le chômage endémique qui frappe de plein fouet la masse juvénile, il se trouve toujours des jeunes honnêtes qui tentent, en dépit de tout, de gagner leur vie honnêtement. C’est le cas, parmi tant d’autres, de ces jeunes chômeurs qui vendent, ces jours-ci, des étourneaux en aménageant des points de vente sur les accotements de la RN15 qui passe par la localité de Raffour. En effet, comme nous l’avons constaté dernièrement, les étourneaux, lesquels ont rappliqué en masse, cet hiver, sont mis en vente sur les abords de la RN15 à Aherrache, un lieu-dit situé à moins de 2 kms de la coquette ville de Raffour. Suspendus à des perches, les étourneaux abattus sont exposés à la vente aux automobilistes qui passent par ce tronçon. Comme on le sait, ces oiseaux migrateurs sont très prisés par les ménages qui en raffolent, car leur chair est tout bonnement exquise, et surtout très Bio, donc, il n’y a pas de risques sur la santé du consommateur, car ces passereaux se nourrissent d’insectes, de fruits, et surtout d’olives, leur aliment préféré. Côté prix, les étourneaux proposés à la vente coûtent 100 DA l’oiseau, ce qui est au demeurant raisonnable, vu les conditions difficiles dans lesquelles sont chassées ces volailles sauvages, qui demandent beaucoup de patiences pour les chasseurs, lesquels chassent d’habitude de nuit pour faire de grosses prises. Cette année, nous avons remarqué l’abondance de ce gibier dans la nature. Des essaims impressionnants sillonnent le ciel de la région de M’Chedallah, entre autres, ce qui a créé un véritable branle-bas de « combat » chez les petits chasseurs qui affectionnent, par-dessus tout, la chair comestible et succulente de ces passereaux. Néanmoins, et contrairement aux étourneaux, les grives, cette année, n’ont pas rappliqué en grand nombre vers le pays, en provenance des pays Nord de la méditerranée. En tout cas, la défection des grives n’a pas, pour autant, frustré les amateurs de la chair des passereaux, qui s’en donnent à cœur joie ces jours-ci avec les prises énormes des étourneaux.

Y. Samir.