Depuis plus d’une semaine, les discussions ne tournent qu’autour des listes des bénéficiaires définitifs des logements sociaux locatifs affichées en mars 2018. « Je ne sais pas pourquoi je ne figure plus sur la liste », regrette un pré-bénéficiaire dont le nom était porté sur la liste initiale. Et de poursuivre: « Pourtant, je n’ai rien. Ni lot de terrain ni logement ni aucune aide. Est-ce une erreur ?
En tout cas, on m’a signifié que j’ai encore une chance d’être repêché en complétant mon dossier avec une pièce justificative me permettant d’espérer avoir droit à ce toit décent que j’attends depuis des années ». En effet, selon les résultats des recours étudiés par la commission de wilaya, pas moins de 102 personnes ne figurent pas sur la liste pour une raison ou une autre. « Parmi, ces 102 personnes, 24 d’entre elles sont exclues définitivement parce que la Caisse Nationale du Logement a rendu son verdict après vérification du fichier national.
Par contre, les 80 autres auront encore l’occasion de compléter leurs dossiers avec des pièces justifiant leur situation », nous confiera une source proche de ce dossier. D’ailleurs, toutes les personnes ne figurant plus sur ces listes ont été convoquées par les services de la daïra pour leur signifier les motifs de leur rejet et leur exiger les documents qui leur ouvriront la voie de rester sur les listes. Au total, une liste de 633 logements a été rendue publique le 19 mars 2018.
Ces appartements se situent au niveau des 1000 logements sociaux locatifs sis au site dit Cosider sur la RN30 vers Boghni et 132 autres à la Zhun. Il est à rappeler que les services de la daïra avaient aussi déclaré qu’une autre liste de 287 autres unités allait être affichée, en vain. Il est à noter que pour établir cette liste de 633 logements, la commission de daïra aura passé au peigne fin plus de 4 500 demandes. C’est dire que la demande dépasse de loin l’offre.
Le nombre de recours avait dépassé l’entendement. Il y aurait près de deux mille recours. C’est pourquoi la commission a pris une année pour rendre les résultats de son travail. Dernièrement, quelques citoyens ont tenté de squatter les logements. Fort heureusement, les éléments de la compagnie de la gendarmerie ont vite réagi et ont expulsé les squatteurs manu-militari. D’ailleurs, depuis, les pré-bénéficiaires dorment avec la peur au ventre d’autant plus que ces logements ne sont pas encore dotés des commodités nécessaires pour être habités. Ils n’ont ni l’électricité ni le gaz ni encore moins les aménagements extérieurs. Ils sont encore en chantier.
Des promesses de réaliser d’autres projets de logements dans ce chef-lieu communal et de daïra ont été données aux autorités mais pour le moment ce dossier reste un lourd fardeau sur les épaules des responsables locaux quand on sait que le nombre de demandeurs ne fait que grossir de jour en jour. Même si des projets de réalisation de plus de 3 000 logements de type AADL sont en cours, les démunis ne peuvent y accéder à cette formule qui exige un apport personnel financier important versé en trois tranches.
Amar Ouramdane

