Souk El Tenine Virée dans le marché hebdomadaire – La flambée encore et toujours

Souk El Tenine est une commune connue pour son marché bihebdomadaire. Un marché où l’on peut tout acheter. La disponibilité des produits est une véritable constante. Autrefois, les prix pratiqués défiaient toute concurrence. Les produits bon marché faisaient le bonheur des ménages. Du coup, la réputation du marché de Souk El Tenine a dépassée les frontières de la localité.

On y venait de toutes les régions avoisinantes. Les chefs de famille viennent de partout : de Béni Douala, de Tizi N’Tléta, Mechtras, Boghni, Maâtkas et même de Tizi-Ouzou et de Bordj Menaïel. Aujourd’hui, le constat est amer. Les citoyens ne s’y précipitent plus, bien au contraire ils le boudent. La principale cause en est bien sûr la cherté qui semble s’installer dans la durée. Les ménagers préfèrent s’approvisionner dans leurs villages. Ils ont évidement raison, car les prix sont quasiment les mêmes. Lors d’une virée à travers les différents rayons et étalages du Souk, la tendance est toujours à la hausse. Les quelques clients ne font que tourner en rang. Les couffins restent presque vides. On se contente du minimum, quelques pommes de terre, des navets, des carottes et le compte y est. A commencer par la pomme de terre (le tubercule des pauvres) qui se vendait en pareille saison à des prix relativement abordables soit entre 15 et 20 Da le kilo. Son prix est aujourd’hui affiché à 45 DA. Les carottes et les navets ne sont cédés qu’à partir de 40 DA le kg. La laitue est proposée à 65 DA, les courgettes et les petits pois à 70 DA. Pour les tomates, les piments et les poivrons c’est du 100 DA le kilo. Les fèves vertes, autrefois proposées à 4kilos pour 100 DA, ne sont plus accessibles en dessous des 50 DA le kg. Concernant les fruits, même ceux de moindre qualité pour ne pas dire de mauvaise, sont inaccessibles. Les oranges et les pommes locales de petit calibre dépassent les 60 DA. Pour les belles oranges de chez nous, le prix est incroyable, il dépasse parfois les 150 DA. Les pommes d’importation sont purement hors de portée. 200 DA ! Les bananes sont définitivement fixées à 160 DA. Du coup, les petites et moyennes bourses ont définitivement mis une croix sur ces produits. Dda Meziane rencontré sur les lieux fulminera : «C’est du jamais vu, les prix sont trop élevés. Dans ce pays tout augmente à la vitesse de la lumière. Il n’y a que nos salaires qui restent figés. Il est urgent de remettre le train sur rails. Les responsables doivent trouver les mécanismes efficients en vue de nous permettre d’avoir quelque chose à mettre sous la dent. Autrefois, il était difficile de se frayer un passage dans ce marché les gens venaient de partout pour faire leurs emplettes. S’était le temps de l’abordabilité des prix. Actuellement, le marché est vide et éventé. La hausse des prix est à l’origine de cet état des lieux. Plus personne ne se retrouve dans pareille situation. Les commerçants ne font que rouler leur pouce et les quelques rares clients présents ne font que regarder des yeux. C’est toute l’économie de la région qui tourne au ralenti ».

Les viandes rouges et blanches, les ménages s’en passent…

Les prix de la viande brillent, notamment ces dernières semaines par leur excessive flambée. Du jamais vu dans l’histoire du marché algérien. Les citoyens ne s’approchent des boucheries qu’à l’occasion des fêtes. Hormis les quelques rares consommateurs bien nantis, les communs des mortels ont tendance à oublier jusqu’à la saveur et le goût de la viande. Comment penser à acheter un kilo de viande lorsque l’on gagne moins du prix d’un kilo par jour ?

La viande rouge avec os ne fait pas moins de 800 DA le kilo. Le steak, il est affiché au prix exorbitant de 1300 DA. Le poulet vivant n’est pas donné son prix oscille entre 250 et 270 DA le kg. Le poulet vidé et enveloppé de cellophane se monnaie autour des 320 DA le kilo. La viande de dinde se vend entre 390 et780 DA le kilo, selon les pièces choisies. La sardine n’est disponible que rarement, pour être cédée à 200 DA ! C’est comprendre que les pauvres citoyens ne se nourrissent plus décemment. La cherté est désormais sous tous les cieux au grand désarroi de la population qui n’arrive pas à joindre les deux bouts.

Hocine T.