Aïn El Hammam Un risque permanant d’accident menace les automobilistes – La signalisation fait défaut

La sécurité des automobilistes ne se limite pas à la prudence dont ils doivent faire preuve. Pourtant, on ne cesse de les rappeler à l’ordre et de les accuser de tous les maux.

Cependant, les responsables de la sécurisation des routes ne doivent pas être dédouanés de leurs responsabilités. Les rétrécissements ou les affaissements de la chaussée non signalés à l’avance peuvent être la cause d’accidents graves, dont les conducteurs ne sont aucunement responsables. Ce défaut de signalisation se retrouve sur les autoroutes tout autant que sur les plus petits chemins de montagne, où les marques sur la chaussée et les plaques de signalisation sont plutôt rares. Bien que, faisant partie de la sécurisation des routes, la signalisation, horizontale ou verticale, dans la région de Aïn El Hammam ne semble pas être une préoccupation majeure. Les virages accentués ne sont pas toujours signalés à l’intention des étrangers qui traversent pour la première fois la région. Les travaux de réparation ou de bitumage des différentes voies ne sont pas suivis de travaux bien que secondaires, telles les marques blanches sur l’asphalte, altérées depuis longtemps suite au passage ininterrompu de véhicules. Le carrefour, dit de l’embranchement, où se croisent deux routes nationales, rassemble à lui seul, de nombreuses carences. Les plaques de simple indication altérées par des vandales méritent d’être réécrites. L’absence de panneau indiquant la priorité aux automobilistes venant de Larbaâ Nath Irathen (RN 15) conduit à une situation cocasse. Arrivés au carrefour, faute d’indication leur conférant la priorité ils ralentissent pour laisser passer ceux qui viennent de leur droite (RN71), eux-mêmes baissent leur vitesse pour se soumettre à l’obligation de «céder le passage à l’intersection» qui leur fait face. La même situation se répète à Thiqerravine, où le stop invisible n’est respecté que par les résidents qui connaissent son existence. Il faut, également, signaler que les parapets si nécessaires sur les routes étroites de la région, n’existent que sur quelques tronçons alors qu’on devait en trouver au niveau de tous les endroits réputés dangereux. Des chutes de véhicules dans les ravins, aux endroits démunis de muret rambarde, sont souvent signalées, particulièrement en hiver où la chaussée est verglacée et que les conducteurs non avertis abordent sans la prudence requise. Il faudrait, par ailleurs, remettre de l’ordre dans les panneaux de simple indication, dont les inscriptions ont été effacées ou falsifiées.

A. O. T.