UMMTO La CLE annonce une série d’actions de protestation pour cette semaine – Les étudiants ne décolèrent pas

Cette semaine promet d’être mouvementée à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.

Et pour cause, la coordination locale des étudiants (CLE) prévoit des actions décidées en concertation avec treize comités autonomes de campus et de résidences universitaires, à savoir les CDI, CDA, CDELN, CDGC, CDA, CISJ, CISJH, CDGM, CDT, CCUBM, CCOA, CCM et CCOA. Dans le procès verbal de cette réunion tenue par la coordination locale des étudiants de l’UMMTO (CLE) dont nous détenons une copie, un plan d’action a été adopté après une longue concertation, et se présente comme suit : Une marche nocturne des étudiants de toutes les résidences garçons est programmée pour la nuit du mardi 16/02/2016 à 21h00, en direction de l’ancienne mairie. Une autre marche est prévue pour la journée du mardi 01/03/2016, qui démarrera du campus Hasnaoua vers la cité administrative de la wilaya. Dans le dit document, la CLE condamne fermement «Les méthodes indignes caractérisées de violence réservées par certains responsables à l’encontre de la délégation de la CLE, notamment l’acte barbare subi par cette dernière à Tamda lors de son déplacement pour rencontrer le DOUT». Les signataires fustigent également «L’attitude irresponsable des administrateurs qui au lieu de répondre favorablement aux doléances légitimes des étudiants continuent dans la logique du statu quo et du mépris à l’égard de ces derniers». Et pour finir, la coordination locale des étudiants (CLE) «prend à témoin toute la communauté universitaire quant aux probables dérapages qui peuvent provenir de cette situation périlleuse». La CLE a par ailleurs, dans une déclaration rendue publique, dénoncé «la situation alarmante et critique dans laquelle patauge l’université de Tizi-Ouzou, le marasme pédagogique et socio-pédagogique, le refus continuel du débat par le recteur avec les représentants légitimes des étudiants, le climat d’insécurité et de méfiance qui règne au sein de l’université causé par la défaillance du système en place, la clochardisation des campus et des cités universitaires et la répression de tout mouvement estudiantin avec une violence inouïe». Rappelons que des marches, dont une nocturne, ainsi que des actions de protestation telle que la fermeture du rectorat de l’UMMTO, avaient déjà été initiées par les étudiants les mois derniers.

Taous. C