Des zones d’activités mirages

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Pour relancer la dynamique économique à travers la wilaya de Tizi-Ouzou et surtout créer de l’emploi, l’État a vu juste en optant pour la création de zones d’activités. Seules mesures pour absorber le chômage qui gangrène la population en âge de travailler et donner de l’essor à l’économie locale. Plusieurs zones d’activités ont été annoncées depuis des années, certaines sont gérées par l’agence foncière et d’autre par SOGI. Ces zones sont réparties en lots, pour permettre aux investisseurs de monter leurs projets. Mais c’est à partir de là que les blocages tous azimuts commencent. Des concessions antérieurs ont été attribuées mais les lots demeurent inexploités, des oppositions farouches concernant un nombre important de lots ont vu le jour. Les expropriés ne sont pas indemnisés, des lots attribués non actés, les zones d’activités ne sont ni viabilisées ni réhabilitées et malheureusement la liste des contraintes, d’embuches et disfonctionnement est encore longue. De ce fait, aucune zone n’est aujourd’hui opérationnelle et ne peut l’être dans un futur proche. Parmi toutes les zones envisagées, seule celle de Timizart est au stade de déclassement au niveau du ministère concerné. «Ces zones d’activités sont implantées en zones jachères. Les investisseurs les plus acharnés à monter leur projet dans notre wilaya font face à une multitude d’entraves et de difficultés, ils sont ballotés d’un service à un autre sans jamais voir le bout du tunnel. Beaucoup d’entre eux décrochent et choisissent d’aller dans d’autres wilayas», dira un élu à l’assemblée populaire de la wilaya de Tizi-Ouzou. Pour relancer l’économie de la région, il faut que l’État réinvestisse le terrain dont elle s’est absentée depuis plus de dix ans. Les oppositions fantaisistes doivent être combattues par l’application de la loi dans toute sa rigueur et puis faut il encore qu’il soit décidé en haut lieu de redynamiser et de relancer la roue du développement grippée à travers la wilaya de Tizi-Ouzou. Un élu à l’APW de Tizi Ouzou dira : «Un pays où plus de 98% de sa consommation est importée et où des barons sont devenus des maîtres de l’import-import, il n’est pas facile d’encourager l’investissement et la production locale et nationale».

H. T.

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